Abécédaire des artistes

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LABEGORRE Serge
>1932, Libourne (France)
Serge Labégorre, né en 1932, a grandi dans le Bordelais au sein d'une famille religieuse et spirituelle. Victime de la tuberculose en 1944, il se se met à peindre quotidiennement durant sa convalescence. Particulièrement marqué au collège par l’enseignement de son professeur de dessin, il est ensuite encouragé dans sa voie d’artiste par François Desnoyer et Michel Kikoïne. Après avoir présenté ses tableaux dans de nombreuses galeries en France et à l’étranger, il quitte son poste de professeur en 1968 et se consacre entièrement à la peinture. Une Fondation Labégorre a d’ailleurs vu le jour à Seignosse, dans sa région, en 2014, activement animée par sa fille.
(Extrait dans Esprit singulier, 2016, Flammarion éditions et les éditions de l'abbaye d'Auberive)
Site officiel
LAGNIEU Hélène
> 1957, Bugey
C’est à partir de 2006 qu’elle commence à se dédier exclusivement à son travail d’artiste. Après être arrivée à Lyon en 2008, elle a pour la première fois un atelier à sa disposition. Sa technique change, elle passe de l’aquarelle à l’acrylique sur toile. Sa pratique s’étend du dessin à la sculpture sur papier.
Site officiel
LEGROS Laetitia
> 1979, Autun
Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Bourges en 2003, elle intègre en 2006 Le Fresnoy, où elle réalise un premier film court, performance de trois écritures (dessin, danse et film) pour un plan-séquence. Son travail met le dessin à l’épreuve de l’espace et du temps. En 2008, elle réalise La machine à dessiner, une installation qui propose en temps réel une transcription dessinée de l’espace filmé.
Vidéo par le Fresnoy : Laetitia Legros, "Machine à dessiner"
LENCI Christelle
< 1967 (France)
Après ses études d’art, elle choisit pour métier illustratrice pour enfants. Puis elle s’installe à Cavaillon où elle s’installe un atelier pour dessiner au quotidien.
Galerie Béatrice Soulié
LEROY Eugène
> 1910, Tourcoing - 2000, Wasquehal (France)
Il commence à peindre après avoir découvert l’œuvre de Rembrandt vers 1925. Après un bref passage à l’École des Beaux-Arts de Lille et de Paris, il part s’installer dans la Meuse avec son épouse. À partir de 1936, il fait de nombreux voyages tels qu’en Europe, en Asie et aux États-Unis. Des expositions sont présentées dans le monde entier et il reçoit de nombreuses distinctions.
(Extrait, Instinct'art, 2012, éditions de l'abbaye d'Auberive)
LINDSTRÖM Bengt
> 1925, Storsjökapell - 2008, Sundsvall (Suède)
Lindström est né dans le nord de la Suède. Il y crée des liens profonds, qu'il a entretenu toute sa vie, avec les lapons, leur ethnie et leurs mythes. De 1944 à 1949, il suit des cours à l'École d'Art d'Isaac Grünewald (Stockholm), à l'École des Beaux-Arts de Copenhague, au Chicago Art Institut et à l'Académie André Lhote (Paris). CoBrA par l'expression mais n'ayant jamais appartenu au groupe, de la même génération, il a été très lié à Jorn et exposa souvent avec Appel. Lindström est un solitaire, « barbare » au sens splendide du terme. Il ressource son imaginaire chaque été au contact du peuple lapon, et par ses nombreux voyages autour du globe.
(Extrait, Instinct'art, 2012, éditions de l'abbaye d'Auberive)
Site officiel
LORAND Joël
> 1962, Paris (France)
Alors que son épouse était sur le point d’accoucher de leur fils, naquit la vocation artistique de Joël Lorand, pâtissier parisien, passionné de dessin et de bande dessinée, mais aussi de rock et de séries télévisées. C’était en septembre 1994, il avait 32 ans. Cette révélation, aux relents de mythe fondateur et à visée presque prophétique, s’incarne dans une œuvre elle-même traversée par des thèmes aussi fondamentaux que la naissance, la mort, le rêve ou le monde des esprits. Devenu peu à peu une obsession, le besoin de créer conduit Lorand à changer de métier puis à quitter Paris pour s’installer aux environs d’Alençon (Orne). Depuis, il n’a cessé de peindre et de dessiner, et produit des centaines d’œuvres hypnotiques qui témoignent, par cycles, d’une évolution remarquable. Ainsi, les Labyrinthes de la Procédure, les Personnages Floricoles ou les Boucliers Cosmogoniques, mêlent, dans un graphisme volontairement enfantin et une palette proche du camaïeu, les monstres les plus terrifiants – « des autoportraits », explique Lorand - à un système décoratif, où végétal, animal et humain se confondent et où l’horreur du vide envahit le support. La série des Freaks, d’abord très colorée et désormais traitée en noir et blanc, prend des libertés avec la symétrie souvent prédominante dans les travaux antérieurs. Sa première exposition personnelle à la Galerie Sibman (Paris) en 1998 marque le début de la reconnaissance. « Je suis chagriné de voir que les gens ressentent quelque chose de torturé ou d’agressif dans mon travail. La vraie agressivité, elle est dans la vie de tous les jours. Il n’y a chez moi aucune volonté d’agresser les gens. C’est plutôt une défense, celle d’une sensibilité exacerbée. La vraie vie est beaucoup plus chaotique, et beaucoup plus éclatée que mon monde, qui est en fait très construit.»
(Extrait, Myceliym : génie savant - génie brut, 2014, texte de Laurent Danchin, éditions de l'abbaye d'Auberive)
Galerie Béatrice Soulié