Abécédaire des artistes

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KANTOROWICZ Serge
> 1942, Paris (France)
Sa jeunesse est marquée par la guerre et la déportation de sa famille qui lui laisse une marque béante et explique sa dramaturgie. Après des études au lycée Saint Etienne des Arts Graphiques de 1958 à 1961, il est élève libre à l’École des Beaux-Arts de Bruxelles en 1962. Peintre, sculpteur, maître de l’estampe, il se consacre entièrement à son œuvre à partir de 1973. Auparavant, il a longtemps travaillé en tant que graveur, principalement dans les ateliers de Maeght, pour de nombreux artistes, parmi lesquels Miró, Tápies, Ubac, Zao Wou-Ki, Michaux, Riopelle ou Juan Mitchell.
(Extrait, Instinct'art, 2012, éditions de l'abbaye d'Auberive)
Galerie Guigon
KHELIF Kamel
> 1959, Alger (Algérie)
Sa famille part s’installer en 1964 à Marseille. Ils s’installent dans le bidonville de Sainte-Marthe. Après des études dans un lycée d’enseignement professionnel, il devient animateur socioculturel dans les quartiers nord de la ville. En parallèle à son métier, autodidacte depuis l’enfance, il réalise des illustrations pour différents journaux et revues donnant la parole aux jeunes des banlieues. Depuis 1991, il se consacre entièrement au dessin et participe à diverses manifestations artistiques.
Galerie Béatrice Soulié
KLEINBERG Fred
> 1966, Paris (France)
Fred Kleinberg intègre l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 1982. En quête de réponse sur l'humain et ses détournements, il est animé d’un besoin d'immersion. Le voyage s’impose alors comme un moteur de sa recherche picturale. Celui-ci le mène en Espagne, en Italie, en Russie, aux Etats-Unis, ainsi que de manière récurrente depuis plus de dix ans, en Inde puis en Chine. Depuis 1985, il expose régulièrement en France et aux Etats-Unis. En 1999, il s’installe à Paris puis, à partir de 2002, partage son existence entre Paris et Pondichéry. Parallèlement, il effectue des résidences à la Villa Médicis à Rome (1996), à Moscou (2001) et à Pondichéry (2004) et remporte le premier prix du Concours International d’Art Contemporain de Monte-Carlo en 2014. Souvent qualifié d’expressionniste, Fred Kleinberg remonte aux sources du sensible. Sur de grands formats, il explore la matière, travaille l’huile épaisse au couteau et mêle les couleurs en usant d’acides contrastes. Dans ses œuvres, divinités antiques, déesses indiennes et vanités côtoient des objets de la vie moderne. Interrogeant la place de l'homme dans l’univers, il aborde les thèmes de l’errance, de la fureur, du corps et de la mythologie.
(Extrait, Esprit Singulier, 2016, Flammarion éditions et les éditions de l'abbaye d'Auberive)
Site officiel
KORICHI Youcef
> 1974, Constantine (Algérie)
Il fait partie de cette génération formée par des aînés qui ont repensé les bases théoriques de la peinture dans les années 1980. Il suit une formation artistique sur plusieurs fronts : aux Beaux-Arts dans l’atelier de Jean-Michel Alberola et à l’Université où il apprend l’histoire de l’art pour mettre sa pratique en perspective. Homme discret, rétif aux anecdotes personnelles, Il communique par son travail, aussi bien des dessins que de la peinture.
(Extrait, Instinct'art, 2012, éditions de l'abbaye d'Auberive)
Galerie Eva Hober
KREMER Alfred
> 1895, Regensburg - 1965, Weilheim (Allemagne)
Après avoir été soldat pendant la Première Guerre mondiale, Alfred Kremer étudie la peinture à l’école des Beaux-Arts de Munich avec Robert Engels et Willi Geiger. Sa première phase créative montre principalement des huiles sur toile. Il travaille ensuite en tant qu’enseignement à l’Université allemande de l'éducation physique (DHFL). De 1930 à 1940, il est reporter en chef de la station bavaroise Munich Sports puis devient journaliste aux Jeux Olympiques d’hiver de 1936 à Garmisch-Partenkirchen. Mobilisé à nouveau au service militaire durant la Seconde Guerre mondiale, il travaille ensuite comme artiste indépendant à M Weilheim. De 1949 à 1961, il est membre de l’Association des artistes de Munich. Il effectue différents séjours à Venise, à Paris, etc. toujours en contact avec le monde de l’art. Au cours de ses trois dernières années, immobilisé sur un lit de malade, Alfred Kremer se voit contraint de travailler en petit format et utilise seulement le noir et blanc.
KUBIN Alfred
> 1877, Litoremice - 1959, Wernstein am Inn (Autriche)
Après un court passage à l’Ecole d’arts appliqués de Salzbourg dont il est renvoyé, Alfred Kubin rejoint l’atelier de son oncle, photographe. Très atteint par la mort de sa mère quand il était enfant, il tente de suicider sur sa tombe en 1896. Sa dépression s’aggrave alors qu’il s’est engagé dans l’armée austro-hongroise. Résolu à devenir peintre, il reprend ses études et entre en 1899 à l’Académie des Beaux-Arts de Munich. Influencé par l’œuvre de Jérôme Bosch, Francisco Goya, Aubrey Beardsley, James Ensor ou encore Max Klinger, il fait la rencontre décisive d’Odilon Redon et précise son approche du dessin. Il expose dès 1902, participe à la Sécession viennoise, à la Sécession berlinoise, puis au Blaue Reiter et se lie d’amitié avec Paul Klee et Vassily Kandinsky. Ces derniers l’inviteront à rejoindre le Bauhaus, mais Kubin est à la fois trop indépendant et peu intéressé par l’enseignement. Il illustre Gérard de Nerval, Edgar Allan Poe ou Thomas Mann, avec un goût particulier pour les auteurs fantastiques du XIXe siècle. Parallèlement à son œuvre plastique, il écrit, rédigeant son autobiographie qui témoigne de ses souffrances, de ses rencontres et de ses lectures, mais aussi des textes littéraires, dont un roman, L’Autre côté (1909), qui influença Franz Kafka. L’entre-deux-guerres marque le début d’une reconnaissance internationale : il expose à Berlin, Venise ou New York. La Seconde Guerre mondiale l’isole, socialement mais aussi intérieurement, et son activité créatrice ralentit. Malade, il meurt en 1959.
(Extrait, Esprit singulier, 2016, Flammarion éditions et les éditions de l'abbaye d'Auberive)