Abécédaire des artistes

ART CONTEMPORAIN > ABÉCÉDAIRE DES ARTISTES

Tous A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
De MAN Petrus
> 1955, Halle (Belgique)
Soutenu par sa famille, il suit les humanités classiques au St-Jan Berchmanscollege à Bruxelles puis au O.-L. Vrouwecollege de Halle. Il commence à dessiner très jeune et expose pour la première fois à 17 ans. Ses contacts avec le mime Frederik Van Melle, le marionnettiste et sculpteur Stéphane Ponette et le graphiste Luc Claus l’aident à préciser ses projets futurs. À Gand, il s’inscrit au St.-Lukasinstituut dans l’atelier de gravure de Raf Coorevits et à l’atelier de peinture de Dan Van Severen. Après ses études en 1980, il enseigne le dessin dans le secondaire supérieur de la même école. En 1989, il choisit le statut d’indépendant et se lance comme graphiste dans le domaine du textile. Il poursuit néanmoins son œuvre personnelle. Il participe d’ailleurs à de nombreuses expositions collectives. Il se consacre de plus en plus à son travail d’artiste et depuis 1996 il diversifie ses activités en donnant des cours de dessin dans son propre atelier. Depuis quelques années, il se charge également de stages de dessin à l’académie d’été de Libramont.
Site officiel
DE VILLIERS Jephan
> 1940, Chesnay
Sculpteur, il partage son temps entre son atelier de Jolymont à Watermael-Boittsfort (Bruxelles) et celui de Corloux à Mirambeau (Charente-Maritime). Vers l’âge de 14 ans, il commence à recueillir dans le jardin de sa grand-mère des brindilles, des feuilles mortes pour en faire d’immenses villages de terre et d’écorces. Dans les années 1960, la découverte du Musée d’art moderne de Paris donne naissance à de nouvelles sculptures et part s’installer à Londres. À partir de sa découverte en 1976 dans la forêt de Soignes en Belgique de son premier "bois-corps", il utilise toutes sortes de végétaux afin de créer son propre univers.
Site officiel
DECAUX Roger
> 1919, Dombasle-sur-Meurthe - 1995, Nancy
Indépendamment de sa formation en histoire de l'art, Roger Decaux a aussi reçu une formation en philosophie. Ensuite, il devient professeur à l'École des Métiers d'Art de Paris puis directeur de la section Culture du Bureau d'Études de Sociologie. Il est membre fondateur du groupe Contraste avec J.M. Héraud et est responsable de l'Atelier de peinture du Minotaure à Lyon. Sélectionné pour le Prix Marzotto en 1958, il obtient le Prix Galilée, le Prix de l'Académie Stanislas à Nancy, le Prix Trio du Ministère de la culture belge. Critique d'art à Radio-Lorraine, collaborateur du T.E.C. à Paris, et est l'auteur de nombreuses fresques, mosaïques et vitraux pour des architectes et des particuliers.
Galerie Koralewski
DÉGÉ Guillaume
> 1967, Boulogne-Billancourt (France)
Il se lance dans le dessin après des études de chinois en Langues Orientales. Illustrateur avant d’être artiste, il travaille régulièrement pour le journal Le Monde. Co-fondateur, avec Daniel Vincent, de la maison d’édition Les 4 mers, il est l’auteur de plusieurs ouvrages parus au Seuil et chez Gallimard. Il est aussi professeur à l'École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg depuis 2005.
DEREUX Philippe
> 1918, Lyon - 2001, Villeurbanne (France)
Il se voue d'abord à l'écriture, mais sa rencontre avec Jean Dubuffet en 1955 à Vence l'éclaire de manière définitive sur sa vocation de peintre plasticien. Il réalise alors des compositions abstraites et décoratives à la gouache et à l'huile en y intégrant des épluchures de fruits et de légumes. Puis, progressivement, la peinture disparaît des compositions pour laisser place à des personnages composés de pelures uniquement. Il n'abandonne pas l'écriture pour autant, et publie en 1966 un Petit Traité des Epluchures, puis 20 ans d'épluchures en 1981. Depuis 1961, plusieurs expositions personnelles lui sont consacrées, notamment chez Alphonse Chave à Vence ou Pleine Marge à Paris. Philippe Dereux participe également à plusieurs manifestations collectives.
Galerie Chave
DEUX Fred
> 1924, Boulogne-Billancourt - 2015, La Châtre (France)
Issu d'une famille ouvrière modeste, il suit à partir de 1939 une formation professionnelle avant de travailler comme électricien. En 1943, il s'engage dans le groupe de résistance de l'Usine. Après la guerre, Fred Deux trouve un emploi dans une librairie où il découvre les œuvres de Breton, Bataille, Sade qui le marqueront. C'est également à cette époque qu'il découvre l'univers de Paul Klee, vécu comme une révélation. En 1951, il fait la connaissance d'André Breton, et devient membre du groupe surréaliste. Se lie d'amitié avec Hans Bellmer et Cécile Reims. Sa première exposition personnelle est organisée en 1953. Dès lors, il partage son temps entre le dessin et la rédaction de nombreux ouvrages, dont La Gana, prix de Mai en 1959. En 1961, le Fonds national d'art contemporain fait l'acquisition d'un dessin.
Galerie Alain Margaron
DI ROSA Hervé
> 1959, Sète (France)
Hervé Di Rosa quitte Sète pour Paris en 1978. Il s'y installe avec son ami Robert Combas et entre à l'École Nationale des Arts Décoratifs. Il commence à ce moment ses premières toiles. Après ses études, il présente sa première exposition parisienne, « Finir en beauté », en 1981. Depuis, l'artiste est mis à l'honneur dans de nombreux musées : à Amsterdam, à Düsseldorf, au musée d'Art moderne de la ville de Paris, à la Barbara Gladstone Gallery de New York (prix Médicis), à la Biennale de Paris 1985 dont il conçoit l'affiche... En 2000, il fonde le Musée International des Arts Modestes à Sète. Artiste voyageur, il entrelace les cultures et les modes d'expression de chaque pays où il réside. Sa peinture haute en couleur est aussi influencée par la bande-dessinée, le graffiti et le rock. Avec son frère Richard Di Rosa, François Boisrond, Rémi Blanchard et Robert Combas, il est l'un des principaux artisans du mouvement français de la « Figuration Libre », renouveau de la peinture dans les années 1980. Il est aussi rattaché au mouvement de l'Art Modeste.
Site officiel
DJURIC Miodrag
> 1933, Cetinje (Monténégro) - 2010, Pontoise (France)
Miodrag Djuric, dit Dado, naît au Monténégro. Après la mort de sa mère en 1944, il est recueilli par son oncle en Slovénie. Il suit des études d'art à Belgrade. Lorsqu'il emménage à Paris, Dubuffet lui présente Daniel Cordier qui devient son marchand officiel. Sa première exposition est organisée en 1958. Le succès qu'elle remporte lui permet de rencontrer Réquichot dont il devient l'ami, mais aussi Hans Bellmer et Unica Zürn un peu plus tard. En 1967, le Fonds National d'Art Contemporain achète une toile. Dans les années 70, Dado s'essaie à la gravure. Plusieurs rétrospectives sont organisées à Rotterdam. En 1988, il se lie d'amitié avec Pierre Bettencourt, proche ami de Michaux, avec qui il va collaborer plusieurs fois.
Site officiel
DOUCET Jacques
> 1924, Boulogne-sur-Seine - 1994, Paris (France)
Tiraillé entre la poésie et la peinture, Doucet se tourne en 1941 vers le poète et peintre Max Jacob. Il tirera de son enseignement qu'il faut se chercher et se poser des questions continuellement. C'est ce qu'il a fait à travers la peinture puisqu'il choisit cette voie et garde la poésie pour nommer ses tableaux. Peintre de l'abstraction lyrique, entrer dans son univers, c'est entrer en peinture, sans triche, sans faux-fuyant. L'œuvre de Doucet s'offre sans retenue à celui qui la mérite. Jacques Doucet est aussi cofondateur du mouvement CoBrA (Copenhague, Bruxelles, Amsterdam), en 1948, où on cherche l'expérimentation et la vitalité, se rapprochant alors de la poétique libertaire. CoBrA, véritable laboratoire d'expériences artistiques, servira ensuite à l'éclosion des individualités.