Abécédaire des artistes

ART CONTEMPORAIN > ABÉCÉDAIRE DES ARTISTES

Tous A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
SAURA Antonio
> 1930, Huesca - 1998, Cuenca (Espagne)
Il commence à peindre et à écrire en 1947 à Madrid, alors qu'il est atteint par la tuberculose. Revendique l'influence de Arp et de Tanguy, se distingue déjà par un style très personnel, crée de nombreux dessins et peintures de caractère onirique et surréaliste. A l'occasion de son deuxième séjour à Paris en 1954 et en 1955, il fréquente les surréalistes q. Utilise alors la technique du grattage, adopte un style gestuel et une peinture radicalement abstraite, toujours colorée, de conception organique et aléatoire. Commence à peindre en occupant l'espace de la toile de plusieurs manières très distinctes, en créant des structures formelles qui lui sont tout à fait propres et qu'il ne cessera ensuite de développer. Premières apparitions de formes qui deviennent bientôt des archétypes du corps de la femme ou de la figure humaine. Ces deux thèmes fondamentaux occuperont l'essentiel de son oeuvre. Première exposition individuelle chez Rodolphe Stadler à Paris, chez qui il exposera régulièrement sa vie durant. Limite alors sa palette aux noirs, aux gris et aux bruns. Affirme un style propre et indépendant des mouvements et des tendances de sa génération. Son oeuvre s'inscrit dans la lignée de Vélasquez et de Goya. Entre bientôt dans les principales institutions muséales. En 1967, s'installe définitivement à Paris, s'engage dans l'opposition à la dictature franquiste et participe à de nombreux débats et polémiques dans les champs de la politique, de l'esthétique et de la création artistique. En 1971, abandonne la peinture sur toile (qu'il reprendra en 1979) pour se consacrer à l'écriture, au dessin ainsi qu'à la peinture sur papier. De 1983 à sa mort prématurée, reprend et développe magistralement l'ensemble de ses thèmes et figures, et produit peut-être le meilleur de son oeuvre.
Site officiel
SEVELLEC Ronan-Jim
> 1938, Brest (France)
Il s'initie très jeune au dessin, au modelage et à la peinture auprès de son père artiste. Ses premiers dessins paraissent dans la presse dès 1960. Etabli dans la région parisienne depuis 1967, il exerce la profession d'illustrateur, réalise des maquettes pour des productions cinématographiques, continue de peindre et participe à de nombreux salons. Mais l'artiste va progressivement délaisser la peinture au profit d'un travail entièrement tourné vers le volume. Le terme "maquette" est en l'occurrence aussi approximatif que réducteur. Pendant plus de dix ans, Ronan-Jim SEVELLEC disparaît du monde des expositions pour travailler ses volumes. En 1989 pour la première fois, il présente ses boîtes d'inspiration surréaliste à Elbeuf en Normandie. En 1995, son exposition à Paris, à la galerie Soulié, rue Guénégaud, le révèle véritablement au milieu parisien.
Portrait de Ronan Jim Sevellec par Jo Pinto Maia
SHAHDA Ibrahim
> 1929, Égypte - 1991, Aubignan (France)
Il entre à 16 ans aux Beaux-Arts du Caire où il suit les cours de Beppi-Martin. Après avoir fini l'école et organisé sa première exposition, il part à Paris, au début des années 1950, où il se retrouve désespérément seul. Il élit alors domicile en Provence, avec une de ses amies. Il y réalise l'essentiel de son œuvre et de ses expositions. En 1975, des problèmes de santé le forcent à rester chez lui. Il se consacre entièrement à son travail. Sa peinture flamboyante représente son combat. « Un peintre à la palette de feu, aux autoportraits qui en appellent à Van Gogh, à Rembrandt. Ses grandes huiles sont véhémentes, exacerbées et convulsives. Homme de contrastes, Ibrahim Shahda a développé un art de la peinture et du pastel d’une rare puissance évocatrice. » Cependant, Shahda ne connut jamais de son vivant la reconnaissance qu'il a aujourd'hui.
SOREN
> 1967, Paris
Reconnu à l’école seulement parce qu’il dessine bien, il choisit la philosophie au lycée au détriment des mathématiques. Il décide ensuite de tenter les Beaux-Arts, mais il veut apprendre à dessiner et ce n’est pas là qu’il y arrivera. Après son service militaire, il enchaîne les petits boulots. C’est à 24 ans qu’il développe son univers artistique : « Je vois tout en noir et blanc. Le passage de l’ombre à la lumière, c’est ça qui m’intéresse. » Éternel insatisfait, à 42 ans il est à la limite de perdre le contrôle quand il voit un dessin de Louis Pons qui le subjugue et lui évoque par certains traits le travail de son maître à penser, Kubin. C’est à ce moment-là qu’il rencontre la galeriste Béatrice Soulié qui lui consacre sa première exposition, en 2009, et qui le représente encore aujourd’hui.
Site officiel