Abécédaire des artistes

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PASTOR Gilbert
> 1932, Marseille (France)
Il naît dans un quartier populaire où il vit jusqu'en 1970. Puis il s'installe définitivement en Haute-Provence à Aups. En 1948, il rencontre Boris Bojnev, peintre et poète russe, dont l'influence se fait ressentir. En 1975, Gilbert Pastor fait la connaissance du marchand de tableaux lyonnais Paul Gauzit qui présentera régulièrement son travail à partir de cette date dans sa galerie Le Lutrin à Lyon. Il exposera entre autre à la galerie Béatrice Soulié en 2000.
Office de tourisme d'Aups
PENCRÉAC'H Stéphane
> 1970, Paris (France)
Après des études d'Histoire, il ne rentre pas aux Beaux-Arts mais commence à peindre (1992-1993) et à organiser des manifestations autour de ses oeuvres ; c'est ainsi que naissent une série d'expositions collectives durant l'année 1996, avec notamment Corpet, Hybert, Gouéry, Dezeuze. Remarqué par la critique, il poursuit son parcours pictural avec, en 1997, l'exposition "Je t'aime". En 1999, une deuxième série d'expositions intitulées "Action directe" fait à nouveau parler de lui. En 2000, il participe à "Big Crunch", organisée par Richard Leydier et réalise son premier plafond. Il récidive au Manoir de Cologny à Genève avec "Zéro / Zéro". "Le paradis est un endroit où il ne se passe jamais rien" est sa première exposition personnelle à Paris (juin 2000). En 2001, il monte le projet "Arabitude" avec le soutien de Francis Hybert. Cette vaste exposition rencontre un grand succès et le propulse réellement sur la scène artistique française.
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PETIT Marc
> 1961, Saint-Céré (France)
C'est à Cahors où il passe son enfance, qu'il réalise ses premières sculptures dès l'âge de 14 ans. Il y côtoie deux sculpteurs, anciens élèves des beaux arts de Paris, qui corrigent régulièrement son travail : René Fournier lui apprend les bases du modelage et lui transmet l'enseignement de Marcel Gimond - Jean Lorquin, premier grand prix de Rome 1949, lui apporte sa vision, ses connaissances mais aussi une vraie réflexion sur la sculpture. A 24 ans il présente sa première exposition personnelle à Villeneuve sur Lot. En 1989, Il est lauréat de la fondation de France puis en 1993 lauréat de la fondation Charles Oulmont. La même année est organisée une exposition de ses œuvres au musée Jean Jaures de Castres. Depuis, son travail est régulièrement présenté en Europe dans des foires d'art et en galeries. En 2005, on peut voir près de 150 de ses oeuvres au Lazaret Ollandini à Ajaccio. En 2006, la ville de Cahors et le conseil général du Lot lui consacre une double exposition, au musée de Cahors Henri Martin et au musée Rignault de Saint-Cirq-Lapopie. Le 18 octobre 2008 s'est ouvert à Ajaccio le Musée Marc Petit au Lazaret Ollandini.
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PIGNON-ERNEST Ernest
> 1942, Nice (France)
À partir de 1957, il travaille dans un cabinet d’architecte et développe ainsi sa pratique du dessin. Mais en 1961-1962, il est envoyé en Algérie pour faire une guerre qu’il considère comme « l’évènement le plus marquant de sa vie ». À cette période, il se met à dessiner avec du brou de noix. Depuis son retour, il travaille sur des sujets à messages politiques comme La Commune, l’avortement, les immigrés, l’expulsion, la lutte contre l’apartheid, la lutte contre le Sida, le rôle des femmes en Afrique, les prisons, etc.
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PINCHAS Burstein Maryan
> 1927, Novy-Sacz (Pologne) - 1977, New York (États-Unis)
La courte vie de Maryan a été émaillée de tragédies. Juif polonais, il fut interné et martyrisé par les nazis. Seul rescapé de sa famille, il ne sortira vivant des camps que par miracle. Bénéficiant d'une bourse en Israël, il suit les cours du Bezalel Art Institute de Jérusalem de 1948 à 1949. Un accident de tramway à Tel-Aviv fait qu'il sera amputé d'une jambe. Maryan réalise sa première exposition personnelle en 1949 à Jérusalem au YMCA. Il s'installe à Paris en 1950 et passera trois ans aux Beaux-Arts. En dépit de quelques succès (prix des Critiques à la Biennale de Paris en 1959) et malgré son rôle dans l'émergence de la Nouvelle Figuration, il s'installe à New-York en 1962. Il deviendra citoyen américain en 1969. Il meurt prématurément en 1977. Malgré les épreuves traversées, Maryan n'est pas devenu, comme cela aurait pu être, le peintre des camps, le témoin de l'extermination nazie. Sortant de l'enfer, Maryan s'est fait démiurge. Il a créé un univers, une "Comédie humaine" picturale, peuplée de créatures outrancières. Laissant hurler la couleur, distordant le trait pour lui arracher une expression proche de la caricature, il a répertorié autant les figures de pouvoir (militaires, juges, religieux) que les marginaux (toréadors, jongleurs, prostituées). Dans ce carnaval pictural, dont les références se veulent populaires, Maryan a sans doute laissé un message humaniste profond, tant son langage semble viser à une mise en garde qui nous confronte toujours à l'infime frontière qui sépare la victime du bourreau. Message qui renvoie le voyeur à son libre-arbitre et à son miroir. Ce langage de Maryan, si personnel, si violent aussi, a inspiré nombre de peintres de la génération suivante. On pourrait ne citer qu'à titre d'exemple Philip Guston. Il reste que l'oeuvre de Maryan est, malgré cela, d'une manière assez incompréhensible, profondément méconnue.
Galerie Claude Bernard
PONS Louis
> 1927, Marseille (France)
Durant sa jeunesse, il apprend le métier d'ajusteur qu'il n'exercera finalement jamais. Il accumule les petits métiers, dont celui de dessinateur de presse jusqu'à l'âge de 21 ans, où il se voit contraint de passer un et demi dans un sanatorium. Malade, il vit et se repose dans de nombreux villages de Haute-Provence. Il découvre alors les dessins de Louis Soutter qui lui insuffle l'envie de dessiner. Il réalise ses premiers dessins à l'encre de Chine. Ses premiers assemblages, eux, datent de 1959. Présentés en 1962 à la galerie Alphonse Chave, ils deviendront son moyen d'expression privilégiés. En 1966 seront publiés ses premiers aphorismes. Il s'installe à Paris en 1973, et expose à la galerie Claude Bernard à partir de 1984.
Galerie Claude Bernard
POUGET Marcel
> 1923 - 1985, Oran (Algérie)
Expressionniste abstrait à ses débuts, Marcel Pouget participe à la fondation du mouvement de la « Nouvelle Figuration » (oscillant aux frontières du vu et du non-vu) dès la fin des années 1950. Entre symbolisme et expressionnisme, sa peinture est issue d'hallucinations qu'en tant que « psycho-peintre » (terme un peu barbare pour désigner son exploration de l’humain, entre conscient et inconscient, réalité et rêve ou fantasme), il « s'autosuggère ». Il crée ainsi une trans-réalité où l’onirisme croise le politique et la métaphysique. Magicien de la couleur, qu’il manie en véritable poète (sans doute influencé par ces couleurs si particulières qui baignent l'Afrique du Nord), Marcel Pouget a été toute sa vie un explorateur, cherchant à susciter, dans le miroir déformant de sa peinture, la perception d’un autre monde. Cette science de la couleur, cette “possession”, anime toute l’œuvre de Marcel Pouget, avec, en plus, ce don de percevoir l’âme, ce mouvement imperceptible, vibratile, qui anime l’être, et est son essence.
POUPPEVILLE Denis
> 1947, Le Havre (France)
Après des études aux Beaux-Arts, il expose ses œuvres de peintre, dessinateur et graveur en Allemagne, Suisse et France. Il a illustré de nombreux ouvrages tels que celui de Louis Calaferte ou celui de Michel de Ghelderode.
Galerie Béatrice Soulié