Abécédaire des artistes

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C215
> 1973, Bondy (France)
Christian Guémy vit entre Ivry et Vitry quand il ne parcourt pas le reste du monde. Il dessine depuis son plus jeune âge, fortement encouragé par ses grands-parents qui l’élèvent. Vers la fin de ses études secondaires, il prend la bombe pour écrire dans la rue. Pas vraiment de tag ni de graffiti, mais une sorte de poésie, trahissant déjà un besoin de s’exprimer à l’extérieur. Tout d’abord historien pour les Compagnons du tour de France, parlant quatre langues, il voyage énormément avant de troquer le costume cravate pour la tenue décontractée du street artiste. À travers son pseudonyme C215, Christian renaît en 2005 et devient un militant actif de l'expression artistique urbaine. Les projets collectifs avant-gardistes, conceptuels et très présents sur le Web se succèdent alors. Passionné par l’esthétique, le design et les nouvelles technologies, il se plonge dans le monde du pochoir pour en devenir l’un des plus grands techniciens ; poète de la rue, porte-parole des oubliés, il enchante par ses œuvres minutieusement exécutées. C215 représente la nouvelle génération de pochoiristes internationaux : baroudeur, engagé, intelligent et cultivé, savamment positionné dans cette histoire en construction. (...) Lors de ses voyages, il a à cœur de proposer un travail respectueux de l’autre et de son environnement, mû par l’envie d’embellir l’espace urbain en lui rendant simplement son humanité. Reconnu dans l’ensemble du milieu et salué par les galeries comme par la presse internationale, son œuvre prend toujours moins de place sur les toiles que sur les murs, tandis qu’il conquiert le Web et le cœur de ses spectateurs de plus en plus nombreux.
(Extrait, Esprit singulier, 2016, éditions Flammarion et les éditions de l'abbaye d'Auberive)
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CADIOU Patrice
> 1947, Paris - 2015, Paris (France)
Très tôt, il commence à apprendre la danse classique. Dans les années 1963-1964, il travaille pour le théâtre Sarah Bernard puis au théâtre Châtelet comme danseur professionnel. Il est ensuite engagé dans la troupe de l’Opéra de Bordeaux. Sous les conseils de J.C Dutihl, il montre ses premières sculptures. Sa création artistique va prendre une tout autre ampleur à partir de son installation dans les Landes. Il vivra à Paris, à Cadaquès (où il rencontrera sa femme) puis à Auberive.
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CAMBON Gérard
> 1960, Toulouse (France)
Sculpteur autodidacte, il commence à faire des collages et du modelage. Ensuite, il découvre le papier mâché et réalise des personnages caricaturaux qu’il incorpore avec différents matériaux récupérés.
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CARRÉ LINE
> 1974 (France)
Au début des années 1990, dans l’atelier d’un artiste singulier, à beaucoup de titres d’ailleurs, je tombai en arrêt devant un empilement de tableaux... Rien à voir avec le travail de mon hôte ! Une jeune femme stockait là sa production picturale. Un travail jeune, puissant, révolté, très en harmonie avec l’époque et d’une rare qualité pour une artiste de 17 ans ! Carré Line est née en 1974. Autodidacte, elle travaillait de façon obsessionnelle, frénétique et dans l’urgence. Tout son travail racontait déjà ce qui allait lui arriver et que tout le monde ignorait. A 25 ans elle sut qu’elle était atteinte de la maladie neurodégénérative de Huntington, qui tua sa mère. Progressivement son désir et son bonheur de créer devinrent difficiles puis impossible. Aujourd’hui, à 42 ans, elle s’accroche à la vie dans un établissement médicalisé de l’Aude. Son travail est personnel, sans influence, d’une rare densité. Avec elle, pas de trucs, de touches esthétisantes, d’attrapes-œil. Dessins comme peintures racontent sa vie et sa perception de la société, sa violence et son destin inexorable. Elle est en harmonie avec son époque et c’est tellement bien raconté ! Les collectionneurs avertis qui eurent la chance de voir ses œuvres achetèrent. Cependant, l’œuvre (environ 2000 pièces) est très peu diffusé.
(Cité dans Esprit singulier, 2016, texte de Jean-Claude Volot, éditions Flammarion et les éditions de l'abbaye d'Auberive)
CERREDO Fabian
> 1957, Buenos Aires (Argentine) - 2005, Pontoise (France)
Fabian Cerredo est un homme marqué par son histoire familiale : les migrations, les rencontres fortuites, la hiérarchie et la persévérance sont des traits intrinsèques qui le définissent. Dès son enfance, il se passionne pour le dessin et entre à l'École Nationale des Beaux-Arts Manuel Belgrano (Buenos Aires) en 1974, puis, à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts Prilidiano Pueyrredon (Buenos Aires) en 1978. Il commence sa première série de peintures en 1982 et ne travaillera qu'ainsi, en séries, pour pouvoir s'attacher à un thème, l'explorer en profondeur, ne pas rester superficiel, même si chaque pièce n'est pas parfaite. « Je préfère une œuvre ratée qui a de l'ambition qu'une œuvre qui passe... » (Fabian Cerredo). Malgré des débuts difficiles faits de petits boulots, sa ténacité lui permit de vivre (de) sa passion. Fabian Cerredo est mort à seulement 48 ans mais avec toute la reconnaissance et l'hommage de la profession.
(Cité dans Instinct'art, 2012, éditions de l'abbaye d'Auberive)
Galerie Koralewski
CHAISSAC Gaston
> 1910, Avallon - 1964, La Roche-sur-Yon
Enfant rêveur à la santé précaire, il entre dès l'âge de 13 ans en apprentissage. Il occupe divers emplois dont celui de cordonnier. Lors d'un séjour à Paris en 1936, il rencontre Otto Freundlich et Jeanne Kossnik-Kloss qui lui révèlent son destin d'artiste. L'année suivante, le couple lui organise sa première exposition. C'est surtout le peintre Jean Dubuffet, inventeur du concept d'art brut en 1946, qui encouragera Chaissac car il voit en lui l'archétype même de l'artiste brut. A partir de 1948, le peintre s'isole en Vendée avec sa femme, où il crée et correspond énormément. Période très prolifique, il réalise de nombreux objets peints (récupérés la plupart du temps), des totems colorés sur bois, mais aussi des collages en papiers peints.
(Cité dans La collection égotique, 2010, Lienart éditions et les éditions de l'abbaye d'Auberive)
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CHRISTOFOROU John
> 1921, Londres (Royaume-Uni) - 2014, Kremlin-Bicêtre (France)
De parents originaires de Smyrne, John Christoforou grandit entre l’Angleterre et la Grèce. Il s’initie à la peinture en fréquentant les musées, fasciné par William Turner, et un court moment, les bancs de l’Ecole des Beaux-Arts d’Athènes. Egalement marqué par l’art byzantin, Théodore Géricault et Eugène Delacroix, puis par les visions de Jacques Callot, de Francisco Goya ou d’Edvard Munch, il se consacre à l’art au lendemain de la guerre, après avoir servi dans la Royal Air Force. Sa première exposition personnelle a lieu dans la capitale anglaise en 1949. Son œuvre, figurative et expressionniste, est mal reçue. Il s’installe avec sa femme à Paris et expose à la galerie Rive Gauche : c’est le début de la reconnaissance, alors que la « Nouvelle Figuration », théorisée notamment par Michel Ragon, suscite l’intérêt grandissant de la critique et des collectionneurs. Les années 1970 et 1980 sont celles de la reconnaissance institutionnelle - rétrospectives au Randers Kunstmuseum (Danemark) (1974), au Centre national des arts plastiques (Paris) (1985), ou au Centre d’art contemporain de Montbéliard (1986), participations à la FIAC, acquisition d’un triptyque par le Musée d’art contemporain de Dunkerque, etc.
(Extrait, Esprit singulier, 2016, éditions Flammarion et les éditions de l'abbaye d'Auberive)
COMBAS Robert
> 1957, Lyon (France)
Après des études à Sète et à l'école des Beaux-Arts de Montpellier, il accède très vite à la notoriété, puisqu'il participe, dès 1980, à l'exposition Après le classicisme (musée de Saint-Étienne), qui rend compte des nouvelles tendances de l'art contemporain. Cofondateur du mouvement que Ben appela la "Figuration libre", sa peinture parle de la société, de la violence, de la sexualité, de la souffrance des gens, de leurs petits bonheurs, de leur petitesse, de leur grandeur. Cette peinture, influencée par les univers de la bande-dessinée et du rock, revendique son caractère populaire. Son oeuvre a déjà fait l'objet de nombreuse rétrospectives en France (Musée des Sables d'Olonnes, Musée de Saint-Etienne...) et à l'étranger (Corée du Sud).
(Cité dans La collection égotique, 2010, éditions de l'abbaye d'Auberive)
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CORREIA Antoine
> 1972 (France)
Antoine Correia, peintre autodidacte expressionniste, vit et travaille près de Nantes. Il expose ses œuvres depuis 1994 sur les cimaises de galeries françaises telles que la galerie Duchoze (Rouen), la galerie Le Garage (Nantes), la galerie Marie Vitoux (Paris) et à la galerie Schwab Beaubourg (Paris) qui le représente, mais aussi à l’étranger que ce soit en Allemagne, en Suisse, ou à Taïwan au National Museum of Fine Arts (Kaohsiung), en Corée du Sud au Metropolitan Museum (Séoul), ou encore au Venezuela au musée d’Art moderne (Caracas). La peinture de Correia bouscule les critères de beauté et préfère explorer les zones d’ombre de l’âme humaine, le drame, le mal être, l’outrance. Ses thèmes de prédilection sont les crucifixions, les bébés difformes, les têtes d’enfants et les paysages calcinés, arpentant ainsi des sujets chers à Jérôme Bosch, Francisco de Goya, James Ensor et Edvard Munch.
(Extrait, Esprit singulier, 2016, éditions Flammarion et les éditions de l'abbaye d'Auberive)
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