Abécédaire des artistes

ART CONTEMPORAIN > ABÉCÉDAIRE DES ARTISTES

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ABELLO VIVES José Francisco
> 1959, Santa Marta - 2013, Cartagena (Colombie)
Peintre trisomique colombien, diplômé des Beaux-Arts de Carthagène, il anime un programme d’éducation artistique pour les enfants handicapés jusqu’en octobre 2006. Il laisse un ensemble d’aquarelles, de gouaches et de céramiques dont la fraîcheur enfantine fait l’admiration de son compatriote, le peintre Enrique Grau, ainsi que d’un certain nombre de personnalités des arts et des lettres de son pays. Gabriel García Márquez, affectueusement connu sous le nom de « Gabo » qui a remporté le Prix Nobel de Littérature en 1982, fait partie de son entourage. Ses meilleurs travaux sont des portraits aux couleurs vives exprimant, entre autres, un désarmant naturel dans la représentation du nu. (in Mycelium : génie savant-génie brut, Laurent Danchin)
ADAM Sabhan
> 1972, Al-Hasakah (Syrie)
Né à la frontière de l’Irak et de la Turquie, où il vit toujours, il commence à peindre en autodidacte. De juin à décembre 1999, il réside à la Cité internationale des arts de Paris. Depuis 2003, la galerie Idées d’artistes l’invite à des expositions collectives et a organisé pour lui plusieurs expositions monographiques. Il expose également à la Cavin Morris Gallery de New York et figure aujourd’hui parmi les artistes phares du Proche-Orient.
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AÏNI Philippe
> 1952, Bordeaux (France)
Ouvrier pâtissier jusqu’à l’âge de 24 ans, il décide de rompre brutalement avec ce milieu pour pouvoir se consacrer à la création, peinture et sculpture essentiellement. Artiste autodidacte, son travail évolue et l’amène à exposer en Europe mais aussi à Moscou, à Leningrad, à Copenhague, à New York, etc.
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ALFANDARI Alexandre
> 1969 - 2002
Cet artiste est diplômé de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris et de l’École nationale supérieure d’enseignements plastiques de l’École d’art d’Avignon. Ses toiles affichent un univers théâtral révélant une atmosphère provocante, exubérante…
APPEL Karel
> 1921, Amsterdam (Pays-Bas) – 2006, Zurich (Suisse)
"Un tableau n'est plus une construction de couleurs et de traits, mais un animal, une nuit, un cri, un être humain, il forme un tout indivisible". Karel Appel a étudié à l’Académie des Beaux-Arts d'Amsterdam de 1940 à 1943. Son intérêt se porte sur Picasso, Matisse, Klee. En 1948, il fonde, avec Corneille et Constant, le groupe expérimental Reflex (noyau néerlandais du groupe Cobra) dont une des sources d'inspiration est l'art enfantin. Appel s’installe à Paris en 1950. Sa peinture, dénuée de toute référence à la réalité, est alors violemment gestuelle et matiériste. Puis, son œuvre penche vers le dessin d’enfant et le dessin primitif. L’artiste reconstitue à son propre usage un "graphisme à l’état sauvage". Appel fait alors allusion à la figuration par des paysages imaginaires, des animaux indéfinis ou des nus douloureux. En 1957, aux États-Unis, il commence une série de musiciens puis de nus et s'attache à retranscrire les sentiments violents que lui inspire le monde. Karel Appel explore la lithographie, la sculpture, la peinture murale, le collage, le vitrail... Il collecte des objets de rebut et des déchets urbains qu’il intègre à ses toiles.
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ARICKX Lydie
> 1954, Villecresnes (France)
Née dans l'Oise de parents d'origine flamande, Lydie Arickx étudie à l'Ecole Supérieure d'Arts Graphiques de Paris de 1974 à 1978. Elle présente ses œuvres dès 1982 à la Galerie Jean Briance de Paris, puis en 1983 à la Galerie Amaury Taittinger de New-York. Elle s'installe dans les Landes en 1991 et aborde la sculpture monumentale, puis la fresque à partir de 1993. Les œuvres de Lydie Arickx figurent dans les collections publiques internationales des plus prestigieuses institutions culturelles comme le Musée National d’Art Moderne de Paris, le Centre Pompidou, le Musée de Tokyo... Lydie Arickx se partage entre son travail de peintre et sculpteur et la création de dynamiques de rencontres impliquant l'art au sein de la population. Dans cette démarche elle participe à de nombreux ateliers de sensibilisation dans le cadre des écoles et des entreprises.
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BADIA
> 1947, Paris
Cette artiste réalise des sculptures d'hommes et de femmes avec différentes techniques (papier mâché, sable, terre, pigments, paille, résine polyester, bois flotté, etc.). Quand elle ne réalise ni ses grandes sculptures ni des plus petites en terre cuite ou en bois, elle peint. Elle collabore aussi en Corse avec Dumenicu Tognotti au « Teatru Paisanu ». À Paris, elle travaille avec plusieurs compagnies comme décoratrice et metteur en scène. Elle fonde en 1990 la Compagnie « La troisième rive ».
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BARROT Ronan
> 1973, Argol
Né en Bretagne, il vit et travaille à Paris. Après des études à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, il obtient la bourse Erasmus pour étudier à Berlin puis deux ans plus tard, il part pour Tokyo avec la bourse Collin-Lefranc. Sa première exposition personnelle a lieu dans un espace privé en 1989 à L'île d'Arun en Bretagne. Ronan Barrot peint des scènes de rue, des sujets de société, des portraits, des paysages... Son style évoque autant Goya que Cézanne, le néo-expressionnisme allemand que Paul Rebeyrolle. Il a aujourd'hui acquit une notoriété telle qu'il expose chez Claude Bernard, galeriste de entre autre de Bacon et de Rebeyrolle.
Galerie Claude Bernard
BELIN Murielle
> 1976, Avignon
Murielle Belin fréquente quelques ateliers d’artistes dès l’âge de 10 ans (peintres, marionnettistes-prestidigitateurs, sculpteurs, poètes) et s’intéresse à la restauration de tableaux avant de décider en 2002 de se consacrer entièrement à la création. Touche à tout, elle travaille aussi bien la peinture à l'huile sur panneaux pour les tableaux que les bocaux, la taxidermie, les restes animaliers, l'argile et les peintures pour les sculptures. Elle manie également le fusain, la craie, l'encre de Chine pour les dessins. Entre grincements surréalistes et chaleur ambrée de la peinture primitive flamande, ses œuvres renvoient souvent à des figures de l’histoire de l’art. Sa pratique reste cependant instinctive : elle peint là où ça saigne et sculpte là où ça gratte. Se développent alors des corps à la beauté pâle, parfois monstrueuse, dont la mise à nu sonne comme une confidence.
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BELLMER Hans
> 1902, Kattowitz (Pologne) - 1975, Paris (France)
Né en Silésie allemande, il est devenu l’un des artistes majeurs du surréalisme. Après avoir suivi des cours à la Technische Hoschule de Berlin, il commence à travailler dans une mine de charbon, puis dans une aciérie avant de se consacrer à la peinture. Entre 1926 et 1932, il rencontre différentes figures du dadaïsme, mais vit de son métier de dessinateur publicitaire. En 1933, il s’oppose à la montée du nazisme. Il réalise sa première « poupée », son art est d’ailleurs qualifié d’ « art dégénéré » par les nazis. En 1938, il part s’installer à Paris et participe aux expositions surréalistes parisiennes. Dès lors, il commence plusieurs travaux avec André Breton, Paul Éluard, etc. En 1940, il est interné avec Max Ernst, Springer et Wols au Camp des Milles à Aix-en-Provence. Par la suite, il se réfugie dans la clandestinité n’ayant pas eu la possibilité de s’exiler aux États-Unis. En 1953, il rencontre Unica Zürn, poétesse qui devient sa muse et sa femme.
BETTENCOURT Pierre
> 1917, Saint-Maurice-d'Ételan - 2006, Stigny
De 1936 à 1938, pendant ses études secondaires, il suit le cours de Poétique de Paul Valéry au Collège de France. Il se passionne aussi pour le théâtre. A partir de 1941, il achète une presse, et publie pendant une douzaine d'années ses propres textes ainsi que ceux de Michaux, Artaud, Dubuffet, ou Apollinaire. C'est en 1953, à la suite d’un séjour avec Dubuffet, qu'il réalise ses premiers Hauts-Reliefs, qui deviennent sa marque de fabrique. Composés de grains de café, de coquilles d'oeufs, de pierres, de pommes de pin entre autre, ses assemblages mettent en scène des univers surréalistes. Les expositions s'enchaînent alors et ses nombreux voyages en Afrique, Océanie, Indes, Mexique, Egypte lui permettront de nourrir sa passion pour les civilisations disparues. En parallèle, il continuera son travail d'écriture.
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BIHOREAU Willy
> 1981 (France)
Willy Bihoreau est un jeune artiste qui associe pinceaux et nouvelles technologies pour composer ses tableaux aux thèmes post "fin du monde". Ces visions, aussi réalistes qu'effrayantes, sont faites d'un assemblage d'éléments photographiques, totalement repris à l'acrylique. L'idée est de donner à voir un futur dans lequel nos civilisations ne sont plus que des vestiges. Le but de cette démarche est de participer à la prise de conscience impérative pour notre avenir. Étudiant à l'École nationale supérieure d’arts-appliqués (ENSAAMA) en 2000-2001 puis adhérent des "Ateliers du 23bis" à Antony (92) de 2002 à 2005 ; il travaille aussi en autodidacte le dessin, la peinture, le graphisme et l’infographie. Depuis 2006, Willy Bihoreau participe à de nombreuses manifestations artistiques dont le salon Mac 2000 à Paris. Il expose aussi à la Attis Art Gallery (Washington, Las Vegas).
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BIZIEN Vincent
> 1968, Paris (France)
Diplômé de l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts en 1992, il reçoit la bourse de la Fondation de France sur un projet d'études sur les fresques de Pierro Della Francesca à Arezzo (Italie). Aujourd'hui, il travaille à Paris et participe à plusieurs expositions à Londres, Paris, Bruxelles et est présent dans différentes collections telles que le FNAC, des collections françaises et européennes privées.
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BOIX-VIVES Anselme
> 1899, Herbezet (Espagne) - 1969, Moûtiers
Né en Espagne, issu d'une famille pauvre, il ne peut pas aller à l'école. Très jeune, il devient gardien de troupeaux. Il arrive en France en 1917, à l'âge de 18 ans, où il se fait embaucher dans diverses usines. En 1926, grâce à ses économies, il ouvre sa propre boutique de fruits et légumes en Haute-Savoie. Fier de sa réussite, il vit heureux avec sa femme et ses trois enfants jusqu'en 1962 où tout vacille : la mort de sa femme et de sérieux soucis de santé le meurtrissent au point de devoir abandonner ses affaires à l'un de ses fils. Là commence une nouvelle vie, entièrement consacrée à la peinture. Le premier tableau date de juillet 1962 et le dernier, achevé en 1969. Sept années de création où il laisse plus de deux mille œuvres : dessins et gouaches principalement.
Galerie Alain Margaron
BOKOR Miklos
> 1927, Budapest (Hongrie)
Marquée par la guerre et la déportation, l'œuvre de Bokor porte en elle le poids de l’histoire du XXe siècle, mais son envergure la situe au delà du témoignage auquel on pourrait être tenté de la réduire. L’œuvre du peintre Miklos Bokor, né à Budapest et installé en France depuis près d’un demi-siècle, a été très tôt reconnue pour sa qualité et son ampleur. Elle a été saluée à maintes reprises comme une création majeure. Que se soit sur papier ou sur toile, l'oeuvre de Bokor est toujours complexe. À partir de lieux revisités, le peintre module des paysages saturés de présence, à la limite de l'apparition et de la disparition, à la fois stable et mouvant. Entre histoire et imaginaire, les lectures qu'on peut faire de ses toiles sont variées et appellent à la confrontation, aux ruptures de styles sans rien retirer à son unité. L’artiste intègre aussi la figure humaine sous forme de représentations archétypales, et s’y livre à une méditation sans concession sur l’homme et l’humanité aux prises avec l’Histoire. Si l’interrogation s’élève à la dimension du mythe, elle s’inscrit fondamentalement dans le bouleversement majeur que représente Auschwitz.
BOUDEAU Joseph-Emmanuel
> 1884, Brouzils - ?
De Joseph-Emmanuel Boudeau, matelot de la marine nationale et vétéran de la Grande Guerre, né aux Brouzils, en Vendée, le 2 janvier 1884, on ne sait pas grand chose, sinon ce qu’on peut lire au dos de deux grands dessins retrouvés par hasard chez un antiquaire, ainsi que dans les longs commentaires qui accompagnent chacune de ces images : une représentation joyeusement coloriée du cuirassé Le Dunkerque et une vue naïve du Mont Saint-Michel, datées respectivement de 1937 et 1938. Deux illustrations d’une exécution parfaite, mises en couleur à la façon des planches des premiers illustrés ou des vignettes des vieux livres d’enfants, et dont le lettrage chantourné, cachant les faiblesses d’une orthographe approximative, évoque plutôt les travaux d’aiguille et le raffinement des abécédaires brodés. Réalisés sur papier au crayon et à l’encre de Chine, avec un sens aigu de la stylisation et un vrai talent décoratif, ces petits chefs d’œuvre d’art populaire, ayant demandé « plus de 100 heures de dessin », sont présentés comme des « Imitations », et semblent donc être une libre interprétation, à portée moralisatrice, d’un document qui plaisait à l’auteur. Lequel se montre à la fois ardent patriote, royaliste et croyant fidèle, en bon Vendéen, tout en vouant un culte généreux à l’humanité. « Le genre humain a commis plus d’erreurs par la défiance que par la confiance », proclame dans un cartel cet homme de foi, encore fier, vingt ans après, d’avoir servi sur le croiseur d’Entrecasteaux au cours de la « Guerre des Nations ». (in Mycelium : génie savant - génie brut, Laurent Danchin)
BRU Georges
> 1933, Fumel
Il a enseigné le dessin à l'Ecole des Beaux-Arts de Toulon pendant plusieurs années. Dès ses premières expositions à Paris et en province en 1967, Georges Bru fait preuve d'une grande maîtrise du dessin tragique et hallucinatoire, et affirme une esthétique singulière dans laquelle le monde est déformé, estompé, opacifié. Ses scènes s'inscrivent dans un registre théâtral, dont la force spectaculaire est assourdie par les tons cendrés, produisant comme un étouffement de la réalité. Les personnages de ses tableaux, aux allures surréalistes, semblent dépourvus de toute humanité. Le dénuement de la composition évoque la solitude dans laquelle sont enfermés les protagonistes. Malgré cette tension grave et intense et la confrontation de forces organiques, le rendu y est minutieux, l'atmosphère voilée.
Galerie Chave
C215
> 1973 (France)
Christian Guémy dit C215 est un artiste urbain, pochoiriste travaillant à Vitry-sur-Seine. Il invite régulièrement des artistes internationaux à transformer sa ville. Connu au niveau international, il présente des œuvres peintes sur des objets de recyclage dans de nombreuses galeries, en France et dans le monde. En 2014, il est sollicité pour créer 20 illustrations pour le jeu Far Cry 4 d’Ubisoft.
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CADIOU Patrice
> 1947, Paris - 2015, Paris (France)
Très tôt, il commence à apprendre la danse classique. Dans les années 1963-1964, il travaille pour le théâtre Sarah Bernard puis au théâtre Châtelet comme danseur professionnel. Il est ensuite engagé dans la troupe de l’Opéra de Bordeaux. Sous les conseils de J.C Dutihl, il montre ses premières sculptures. Sa création artistique va prendre une tout autre ampleur à partir de son installation dans les Landes. Il vivra à Paris, à Cadaquès (où il rencontrera sa femme) puis à Auberive.
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CAMBON Gérard
> 1960, Toulouse (France)
Sculpteur autodidacte, il commence à faire des collages et du modelage. Ensuite, il découvre le papier mâché et réalise des personnages caricaturaux qu’il incorpore avec différents matériaux récupérés.
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CARRÉ LINE
> 1971 (France)
Fille du peintre Aïni, elle a travaillé au Ministère de la Justice avant d’être atteinte d’une cruelle maladie. Progressivement son désir et son bonheur de créer devinrent difficiles puis impossible. Les collectionneurs avertis qui eurent la chance de voir ses œuvres achetèrent. Cependant, l’œuvre (environ 2000 pièces) est très peu diffusée.
CERREDO Fabian
> 1957, Buenos Aires (Argentine) - 2005, Pontoise (France)
Fabian Cerredo est un homme marqué par son histoire familiale : les migrations, les rencontres fortuites, la hiérarchie et la persévérance sont des traits intrinsèques qui le définissent. Dès son enfance, il se passionne pour le dessin et entre à l'École Nationale des Beaux-Arts Manuel Belgrano (Buenos Aires) en 1974, puis, à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts Prilidiano Pueyrredon (Buenos Aires) en 1978. Il commence sa première série de peintures en 1982 et ne travaillera qu'ainsi, en séries, pour pouvoir s'attacher à un thème, l'explorer en profondeur, ne pas rester superficiel, même si chaque pièce n'est pas parfaite. « Je préfère une œuvre ratée qui a de l'ambition qu'une œuvre qui passe... » (Fabian Cerredo). Malgré des débuts difficiles faits de petits boulots, sa ténacité lui permit de vivre (de) sa passion. Fabian Cerredo est mort à seulement 48 ans mais avec toute la reconnaissance et l'hommage de la profession.
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CHAISSAC Gaston
> 1910, Avallon - 1964, La Roche-sur-Yon
Enfant rêveur à la santé précaire, il entre dès l'âge de 13 ans en apprentissage. Il occupe divers emplois dont celui de cordonnier. Lors d'un séjour à Paris en 1936, il rencontre Otto Freundlich et Jeanne Kossnik-Kloss qui lui révèlent son destin d'artiste. L'année suivante, le couple lui organise sa première exposition. C'est surtout le peintre Jean Dubuffet, inventeur du concept d'art brut en 1946, qui encouragera Chaissac car il voit en lui l'archétype même de l'artiste brut. A partir de 1948, le peintre s'isole en Vendée avec sa femme, où il crée et correspond énormément. Période très prolifique, il réalise de nombreux objets peints (récupérés la plupart du temps), des totems colorés sur bois, mais aussi des collages en papiers peints.
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COMBAS Robert
> 1957, Lyon
Après des études à Sète et à l'école des Beaux-Arts de Montpellier, il accède très vite à la notoriété, puisqu'il participe, dès 1980, à l'exposition Après le classicisme (musée de Saint-Étienne), qui rend compte des nouvelles tendances de l'art contemporain. Cofondateur du mouvement que Ben appela la "Figuration libre", sa peinture parle de la société, de la violence, de la sexualité, de la souffrance des gens, de leurs petits bonheurs, de leur petitesse, de leur grandeur. Cette peinture, influencée par les univers de la bande-dessinée et du rock, revendique son caractère populaire. Son oeuvre a déjà fait l'objet de nombreuse rétrospectives en France (Musée des Sables d'Olonnes, Musée de Saint-Etienne...) et à l'étranger (Corée du Sud).
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De MAN Petrus
> 1955, Halle (Belgique)
Soutenu par sa famille, il suit les humanités classiques au St-Jan Berchmanscollege à Bruxelles puis au O.-L. Vrouwecollege de Halle. Il commence à dessiner très jeune et expose pour la première fois à 17 ans. Ses contacts avec le mime Frederik Van Melle, le marionnettiste et sculpteur Stéphane Ponette et le graphiste Luc Claus l’aident à préciser ses projets futurs. À Gand, il s’inscrit au St.-Lukasinstituut dans l’atelier de gravure de Raf Coorevits et à l’atelier de peinture de Dan Van Severen. Après ses études en 1980, il enseigne le dessin dans le secondaire supérieur de la même école. En 1989, il choisit le statut d’indépendant et se lance comme graphiste dans le domaine du textile. Il poursuit néanmoins son œuvre personnelle. Il participe d’ailleurs à de nombreuses expositions collectives. Il se consacre de plus en plus à son travail d’artiste et depuis 1996 il diversifie ses activités en donnant des cours de dessin dans son propre atelier. Depuis quelques années, il se charge également de stages de dessin à l’académie d’été de Libramont.
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DE VILLIERS Jephan
> 1940, Chesnay
Sculpteur, il partage son temps entre son atelier de Jolymont à Watermael-Boittsfort (Bruxelles) et celui de Corloux à Mirambeau (Charente-Maritime). Vers l’âge de 14 ans, il commence à recueillir dans le jardin de sa grand-mère des brindilles, des feuilles mortes pour en faire d’immenses villages de terre et d’écorces. Dans les années 1960, la découverte du Musée d’art moderne de Paris donne naissance à de nouvelles sculptures et part s’installer à Londres. À partir de sa découverte en 1976 dans la forêt de Soignes en Belgique de son premier "bois-corps", il utilise toutes sortes de végétaux afin de créer son propre univers.
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DECAUX Roger
> 1919, Dombasle-sur-Meurthe - 1995, Nancy
Indépendamment de sa formation en histoire de l'art, Roger Decaux a aussi reçu une formation en philosophie. Ensuite, il devient professeur à l'École des Métiers d'Art de Paris puis directeur de la section Culture du Bureau d'Études de Sociologie. Il est membre fondateur du groupe Contraste avec J.M. Héraud et est responsable de l'Atelier de peinture du Minotaure à Lyon. Sélectionné pour le Prix Marzotto en 1958, il obtient le Prix Galilée, le Prix de l'Académie Stanislas à Nancy, le Prix Trio du Ministère de la culture belge. Critique d'art à Radio-Lorraine, collaborateur du T.E.C. à Paris, et est l'auteur de nombreuses fresques, mosaïques et vitraux pour des architectes et des particuliers.
Galerie Koralewski
DÉGÉ Guillaume
> 1967, Boulogne-Billancourt (France)
Il se lance dans le dessin après des études de chinois en Langues Orientales. Illustrateur avant d’être artiste, il travaille régulièrement pour le journal Le Monde. Co-fondateur, avec Daniel Vincent, de la maison d’édition Les 4 mers, il est l’auteur de plusieurs ouvrages parus au Seuil et chez Gallimard. Il est aussi professeur à l'École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg depuis 2005.
DEREUX Philippe
> 1918, Lyon - 2001, Villeurbanne (France)
Il se voue d'abord à l'écriture, mais sa rencontre avec Jean Dubuffet en 1955 à Vence l'éclaire de manière définitive sur sa vocation de peintre plasticien. Il réalise alors des compositions abstraites et décoratives à la gouache et à l'huile en y intégrant des épluchures de fruits et de légumes. Puis, progressivement, la peinture disparaît des compositions pour laisser place à des personnages composés de pelures uniquement. Il n'abandonne pas l'écriture pour autant, et publie en 1966 un Petit Traité des Epluchures, puis 20 ans d'épluchures en 1981. Depuis 1961, plusieurs expositions personnelles lui sont consacrées, notamment chez Alphonse Chave à Vence ou Pleine Marge à Paris. Philippe Dereux participe également à plusieurs manifestations collectives.
Galerie Chave
DEUX Fred
> 1924, Boulogne-Billancourt - 2015, La Châtre (France)
Issu d'une famille ouvrière modeste, il suit à partir de 1939 une formation professionnelle avant de travailler comme électricien. En 1943, il s'engage dans le groupe de résistance de l'Usine. Après la guerre, Fred Deux trouve un emploi dans une librairie où il découvre les œuvres de Breton, Bataille, Sade qui le marqueront. C'est également à cette époque qu'il découvre l'univers de Paul Klee, vécu comme une révélation. En 1951, il fait la connaissance d'André Breton, et devient membre du groupe surréaliste. Se lie d'amitié avec Hans Bellmer et Cécile Reims. Sa première exposition personnelle est organisée en 1953. Dès lors, il partage son temps entre le dessin et la rédaction de nombreux ouvrages, dont La Gana, prix de Mai en 1959. En 1961, le Fonds national d'art contemporain fait l'acquisition d'un dessin.
Galerie Alain Margaron
DI ROSA Hervé
> 1959, Sète (France)
Hervé Di Rosa quitte Sète pour Paris en 1978. Il s'y installe avec son ami Robert Combas et entre à l'École Nationale des Arts Décoratifs. Il commence à ce moment ses premières toiles. Après ses études, il présente sa première exposition parisienne, « Finir en beauté », en 1981. Depuis, l'artiste est mis à l'honneur dans de nombreux musées : à Amsterdam, à Düsseldorf, au musée d'Art moderne de la ville de Paris, à la Barbara Gladstone Gallery de New York (prix Médicis), à la Biennale de Paris 1985 dont il conçoit l'affiche... En 2000, il fonde le Musée International des Arts Modestes à Sète. Artiste voyageur, il entrelace les cultures et les modes d'expression de chaque pays où il réside. Sa peinture haute en couleur est aussi influencée par la bande-dessinée, le graffiti et le rock. Avec son frère Richard Di Rosa, François Boisrond, Rémi Blanchard et Robert Combas, il est l'un des principaux artisans du mouvement français de la « Figuration Libre », renouveau de la peinture dans les années 1980. Il est aussi rattaché au mouvement de l'Art Modeste.
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DJURIC Miodrag
> 1933, Cetinje (Monténégro) - 2010, Pontoise (France)
Miodrag Djuric, dit Dado, naît au Monténégro. Après la mort de sa mère en 1944, il est recueilli par son oncle en Slovénie. Il suit des études d'art à Belgrade. Lorsqu'il emménage à Paris, Dubuffet lui présente Daniel Cordier qui devient son marchand officiel. Sa première exposition est organisée en 1958. Le succès qu'elle remporte lui permet de rencontrer Réquichot dont il devient l'ami, mais aussi Hans Bellmer et Unica Zürn un peu plus tard. En 1967, le Fonds National d'Art Contemporain achète une toile. Dans les années 70, Dado s'essaie à la gravure. Plusieurs rétrospectives sont organisées à Rotterdam. En 1988, il se lie d'amitié avec Pierre Bettencourt, proche ami de Michaux, avec qui il va collaborer plusieurs fois.
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DOUCET Jacques
> 1924, Boulogne-sur-Seine - 1994, Paris (France)
Tiraillé entre la poésie et la peinture, Doucet se tourne en 1941 vers le poète et peintre Max Jacob. Il tirera de son enseignement qu'il faut se chercher et se poser des questions continuellement. C'est ce qu'il a fait à travers la peinture puisqu'il choisit cette voie et garde la poésie pour nommer ses tableaux. Peintre de l'abstraction lyrique, entrer dans son univers, c'est entrer en peinture, sans triche, sans faux-fuyant. L'œuvre de Doucet s'offre sans retenue à celui qui la mérite. Jacques Doucet est aussi cofondateur du mouvement CoBrA (Copenhague, Bruxelles, Amsterdam), en 1948, où on cherche l'expérimentation et la vitalité, se rapprochant alors de la poétique libertaire. CoBrA, véritable laboratoire d'expériences artistiques, servira ensuite à l'éclosion des individualités.
FOUGEIROL Thomas
> 1965, Valence (france)
De 1987 à 1992, Thomas Fougeirol poursuit ses études à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, il s’initie également à la calligraphie chinoise avec le Maître Chen Dehong. En 1998, il remporte le Premier Prix de la Fondation COPRIM. Lorsqu'il peint, Thomas Fougeirol exécute comme une danse, un stupéfiant ballet homme-tableau, tableau-homme, saisissant une toile, l'installant à terre ou contre un mur et commençant à peindre en la recouvrant de pigments et de matière. C'est avec une grande énergie, de la force et parfois même de la fureur que Fougeirol exécute ses toiles, mais sans peine ni fatigue. « Thomas Fougeirol paraît être exactement à l’opposé de quelqu’un “qui a fini”, parce qu’il fait corps avec sa peinture qui se cherche, s’abandonne, se reprend, se réinvente à mesure que le peintre lui-même, son corps, le monde, ne font qu’un avec cette incessante remise en cause. » À travers ses toiles, Fougeirol ne contourne pas l’obstacle en mentant ou en se mentant. Il y aurait même chez Fougeirol une certaine façon d’imposer sa vérité – le drame et l’entreprise de peindre – avec une clarté qui peut tenir de la provocation pure. 2 Jacques Chessex in « Thomas Fougeirol »2004
Galerie Guigon
GHISLAINE
> 1958, Marseille
Ghislaine dessine depuis l’enfance et, dans sa jeunesse, elle aurait aimé être restauratrice au Louvre. Aide soignante pendant presque trente ans, affectée plusieurs années au service des soins palliatifs, elle a longtemps travaillé de nuit dans un hôpital, dessinant en autodidacte pendant la journée. De 1985 à 1990, à la suite d’une période de grave dépression précédant la mort de son père, elle fréquente l’Académie Marguerite Allar, à Marseille, où elle apprend à peindre, et ne se remettra au dessin qu’en 2006, peu avant de quitter son emploi pour invalidité. Depuis, boulimique de peinture – elle aime Van Gogh, Soutine, Séraphine, Dado, Rustin ou Nitkowski, et ne rate aucune exposition –, elle fréquente les ateliers thérapeutiques de l’Assistance Publique et a exposé au Festival d’Art Singulier de Danielle Jacqui à Aubagne, en 2008. De nature très généreuse, entourée de nombreux amis, dont certains collectionnent ses œuvres, Ghislaine se dit dessinatrice « par survie mentale ». Sa correspondance avec Laurent Danchin, au moment où elle commençait ses « Charniers », vient de paraître aux éditions de L’œuf sauvage sous le titre La tortue et le lièvre, avec un avant-propos de Claude Roffat. (in Mycelium : génie savant - génie brut, Laurent Danchin)
GIAMARI Louise
> 1966, Paris (France)
Louise Giamari expose depuis la fin des années 1980. Elle évolue aux frontières de l'animal et du végétal. Son travail a su imposer son talent lors de manifestations internationales. Elle travaille avec des matériaux humbles tels que la terre, le chanvre, le lin, la résine et rend palpable les liens qui unissent le monde végétal et le monde animal. « Apparaissent ainsi sous ses doigts et dans ses fils des êtres troublants et forts : dévorants aux entrailles explicites, centaures aux chevelures baroques, êtres-racines... Un monde fragile et dérangeant où là aussi la maîtrise de sa technique se fait oublier devant l’intensité du propos » .
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GILLET Roger-Edgar
> 1924, Paris - 2004, Saint-Suliac
Diplomé de l'Ecole boulle puis de l'Ecole Supérieure des Arts Décoratifs, Gillet commence pour se situer dans le mouvement de "l'Abstraction Lyrique". Pourtant en 1958, à la grande surprise de son ami et marchand Jean Pollak, Gillet peint un premier portrait. Entre 1960 et 1962, alors que sa peinture est toujours dans l'abstraction, Gillet poursuit cette recherche avec une série d'encres intitulées "Apôtres", mais c'est en 1963 que son travail bascule vers la recherche de la figure avec son interprétation de la "Cène" et de ses 12 portraits d'apôtres. A partir de cette date, Gillet ne va cesser de travailler sur le corps, le portrait et le paysage. Ses œuvres sont présentes dans de nombreux fonds publics comme le Musée National d'Art Moderne, Paris, le Musée des Beaux-Arts, Bruxelles, le Musée de Sao Paolo, Brésil, ou le Musée d'Oslo, Norvège.
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GRUSS Sabrina
> 1958, Paris
Après avoir obtenu son diplôme national supérieur d’expression plastique et son diplôme de formation aux réalisations multimédias, elle devient coordinatrice en direction artistique d’exposition puis guide conférencière pour les expositions du festival d’Avignon. Elle réalise plusieurs expositions dans toute la France.
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GUINAMAND Cristine
> 1974, Yssingeaux (France)
Après avoir obtenu son diplôme national supérieur d’expression plastique ainsi que son diplôme national d’arts plastiques à l’École régionale des Beaux-Arts de Saint-Étienne, elle séjourne en 1997 à l’École des Beaux-Arts de Porto dans le cadre d’un échange Erasmus. Sa biographie artistique pourrait commencer en 2001, année où, après la destruction de son atelier et de tous ses travaux antérieurs par un incendie, elle repart en quelque sorte à zéro. Aujourd'hui, elle vit et travaille entre Paris et l'Auvergne.
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HARLOFF Guy
> 1933, Paris (France)- 1991, Galliate (Italie)
Fils d’un père néerlandais-russe et d’une mère italienne-suisse, il a vécu à Milan, Londres, New York, Paris et a beaucoup voyagé. Il s’est intéressé aux religions, aux rituels, aux traditions de différentes ethnies en particulier celles de l’Est. Son travail est influencé par cet intérêt pour les symboles culturels. Sa peinture est complexe, colorée.
ICHIBA Daisuke
> 1963, Kumamoto (Japon)
Daisuke Ichiba appartient à cette génération d'artistes fortement marquée par l'âge d'or du manga. Spécialisé dans le dessin monstrueux qu’on appelle Ero Guro au Japon, Ichiba est un provocateur né. Ses œuvres sont des mélanges d'érotisme et de scènes de mutilation en tout genre. Il s'inspire des poses de ses amies quand il les prend en photos et de faits-divers pour composer ses scènes de meurtres ou de suicides spectaculairement violentes et sanglantes. Il a donné ses pages les plus noires à la contre-culture Nippone. Navigant aux frontières de l'art contemporain, du comic-book, de la poésie noire et des musiques bruyantes, il se définit lui-même comme le peintre de la beauté. Une beauté souvent maladive, où des écolières borgnes et impassibles côtoient des animaux morts. Daisuke Ichiba a été publié en France par le Dernier Cri, le Lézard Noir et Jhon Magazine. Il a également participé à l'exposition collective « Dessins pointus » à la Halle Saint-Pierre. Il a eu une exposition personnelle à Paris au Monte-en-l'air, en septembre-octobre 2006 ainsi qu'à la Friche Belle de Mai à Marseille, dans les locaux du Dernier Cri.
Chaos of Daisuke Ichiba
KANTOROWICZ Serge
> 1942, Paris
Sa jeunesse est marquée par la guerre et la déportation de sa famille qui lui laisse une marque béante et explique sa dramaturgie. Après des études au lycée Saint Etienne des Arts Graphiques de 1958 à 1961, il est élève libre à l’École des Beaux-Arts de Bruxelles en 1962. Peintre, sculpteur, maître de l’estampe, il se consacre entièrement à son œuvre à partir de 1973. Auparavant, il a longtemps travaillé en tant que graveur, principalement dans les ateliers de Maeght, pour de nombreux artistes, parmi lesquels Miró, Tápies, Ubac, Zao Wou-Ki, Michaux, Riopelle ou Juan Mitchell.
Galerie Guigon
KHELIF Kamel
> 1959, Alger (Algérie)
Sa famille part s’installer en 1964 à Marseille. Ils s’installent dans le bidonville de Sainte-Marthe. Après des études dans un lycée d’enseignement professionnel, il devient animateur socioculturel dans les quartiers nord de la ville. En parallèle à son métier, autodidacte depuis l’enfance, il réalise des illustrations pour différents journaux et revues donnant la parole aux jeunes des banlieues. Depuis 1991, il se consacre entièrement au dessin et participe à diverses manifestations artistiques.
KORICHI Youcef
> 1974, Constantine (Algérie)
Il fait partie de cette génération formée par des aînés qui ont repensé les bases théoriques de la peinture dans les années 1980. Il suit une formation artistique sur plusieurs fronts : aux Beaux-Arts dans l’atelier de Jean-Michel Alberola et à l’Université où il apprend l’histoire de l’art pour mettre sa pratique en perspective. Homme discret, rétif aux anecdotes personnelles, Il communique par son travail, aussi bien des dessins que de la peinture.
Galerie Eva Hober
KREMER Alfred
> 1895, Regensburg - 1965, Weilheim (Allemagne)
Après avoir été soldat pendant la Première Guerre mondiale, Alfred Kremer étudie la peinture à l’école des Beaux-Arts de Munich avec Robert Engels et Willi Geiger. Sa première phase créative montre principalement des huiles sur toile. Il travaille ensuite en tant qu’enseignement à l’Université allemande de l'éducation physique (DHFL). De 1930 à 1940, il est reporter en chef de la station bavaroise Munich Sports puis devient journaliste aux Jeux Olympiques d’hiver de 1936 à Garmisch-Partenkirchen. Mobilisé à nouveau au service militaire durant la Seconde Guerre mondiale, il travaille ensuite comme artiste indépendant à M Weilheim. De 1949 à 1961, il est membre de l’Association des artistes de Munich. Il effectue différents séjours à Venise, à Paris, etc. toujours en contact avec le monde de l’art. Au cours de ses trois dernières années, immobilisé sur un lit de malade, Alfred Kremer se voit contraint de travailler en petit format et utilise seulement le noir et blanc.
LAGNIEU Hélène
> 1957, Bugey
C’est à partir de 2006 qu’elle commence à se dédier exclusivement à son travail d’artiste. Après être arrivée à Lyon en 2008, elle a pour la première fois un atelier à sa disposition. Sa technique change, elle passe de l’aquarelle à l’acrylique sur toile. Sa pratique s’étend du dessin à la sculpture sur papier.
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LEGROS Laetitia
> 1979, Autun
Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Bourges en 2003, elle intègre en 2006 Le Fresnoy, où elle réalise un premier film court, performance de trois écritures (dessin, danse et film) pour un plan-séquence. Son travail met le dessin à l’épreuve de l’espace et du temps. En 2008, elle réalise La machine à dessiner, une installation qui propose en temps réel une transcription dessinée de l’espace filmé.
Vidéo par le Fresnoy : Laetitia Legros, "Machine à dessiner"
LENCI Christelle
< 1967 (France)
Après ses études d’art, elle choisit pour métier illustratrice pour enfants. Puis elle s’installe à Cavaillon où elle s’installe un atelier pour dessiner au quotidien.
Galerie Béatrice Soulié
LEROY Eugène
> 1910, Tourcoing - 2000, Wasquehal (France)
Il commence à peindre après avoir découvert l’œuvre de Rembrandt vers 1925. Après un bref passage à l’École des Beaux-Arts de Lille et de Paris, il part s’installer dans la Meuse avec son épouse. À partir de 1936, il fait de nombreux voyages tels qu’en Europe, en Asie et aux États-Unis. Des expositions sont présentées dans le monde entier et il reçoit de nombreuses distinctions.
Galerie Claude Bernard
LINDSTRÖM Bengt
> 1925, Storsjökapell - 2008, Sundsvall (Suède)
Lindström est né dans le nord de la Suède. Il y crée des liens profonds, qu'il a entretenu toute sa vie, avec les lapons, leur ethnie et leurs mythes. De 1944 à 1949, il suit des cours à l'École d'Art d'Isaac Grünewald (Stockholm), à l'École des Beaux-Arts de Copenhague, au Chicago Art Institut et à l'Académie André Lhote (Paris). CoBrA par l'expression mais n'ayant jamais appartenu au groupe, de la même génération, il a été très lié à Jorn et exposa souvent avec Appel. Lindström est un solitaire, « barbare » au sens splendide du terme. Il ressource son imaginaire chaque été au contact du peuple lapon, et par ses nombreux voyages autour du globe. Une matière dense, charnelle, l'usage exclusif de la couleur pure, transmettent les énergies cosmiques et portent les sagas de l'homme nordique à leur paroxysme : une œuvre généreuse, excessive, grand théâtre de la vie. Il a souvent illustré Shakespeare. Le peintre est aujourd'hui présent dans de nombreux musées et la Fondation Lindström en Suède a érigé une sculpture monumentale, le "Y", prés de Sousdal qui est devenu le logo de l'office de tourisme du nord de la Suède.
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MABOUNGA Gatien
> 1964, Pointe-Noire (Congo)
Il apprend de son père le métier de relieur et suit des études en chaudronnerie. Ses dons sont révélés par son père pour qui il a l’idée d’enrichir le cuir de pigments colorés et par un frère poète qui lui donne le goût des mots évocateurs d’images. Sa couleur peut aussi s’accommoder du hasard, ainsi que d’une transparence involontairement obtenue après qu’il a nettoyé bouteilles et pinceaux. Avec son frère, il s’ouvre à l’art et la poésie. En 1984, il réalise ses premières œuvres abstraites et s’installe en France en 1989.
Galerie Cour Carrée
MACRÉAU Michel
> 1935, Paris - 1995 (France)
Il suit des études artistiques où il participe à la réalisation de cartons de tapisserie de Le Corbusier. Après plusieurs expériences collectives, sa première exposition personnelle à la galerie Raymond Cordier en 1962 remporte un franc succès. Elle signe le début d'une longue série d'expositions en France et à l'étranger. En 1969, le musée d'Art Moderne de la ville de Paris fait l'acquisition d'une première toile (une seconde sera achetée en 1982). Mais à partir de 1972, les doutes s'installent, et Macréau, en dépression, se voit contraint d'effectuer de longs séjours à l'hôpital. C'est l'émergence de jeunes artistes au début des années 80 comme Basquiat ou Combas qui va lui redonner foi en son travail. Et aujourd'hui, il apparaît comme un précurseur des artistes de la Figuration Libre.
Galerie Alain Margaron
MANERO Gilles
> 1955, Gien (France)
Après avoir étudié la photographie dans un lycée à Paris, il trouve un emploi comme photograveur, un métier qu’il continue encore aujourd’hui. C’est d'ailleurs vers 1991 que commence cette passion.. Quand il est loin de ce travail, il consacre beaucoup de temps à l’art. Son travail a été exposé à la fois en Europe et aux États-Unis. Son travail est dans de nombreuses collections privées d'art brut, ainsi que dans des collections publiques telles que celle du Musée de Stadshof à Zwolle (Pays-Bas), du Musée de Navarre à Pampelune (Espagne), du Musée d'art naïf à Figueras (Espagne)…
MÉNICHETTI Eudes
> 1969, Paris (France)
Ménichetti est un enfant de la télé, de Pif Gadget et de Tout l'Univers. Il pratique l'autoportrait avec humour et fantaisie et commente la chronique de sa vie avec ironie à coups de dessins et de montages savants et turbulents. Il cherche ce qu'on refoule ; il explore les réseaux du système nerveux, des vaisseaux sanguins, ce qui est sous-jacent, qui fait partie de nous et demeure pourtant notre inconnu. Il sonde, dissèque et expose le corps humain (son corps) pour mieux explorer le monde cérébral avec la volonté de s’expliquer l’existence et le potentiel humain. Émanations du fantasme noir avec un retour latent aux chimères en lutte contre le bonheur béat, paradis de l’enfance revisité par l’inquiétude de soi : de quoi saisir, effaré, sans répit, la sensibilité d’écorché vif de l'artiste.
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MIHINDOU Myriam
> 1964, Libreville (Gabon)
Après avoir grandit au Gabon, elle s’exile en France à la fin des années 1980. Après un cursus en architecture, elle intègre l’École des Beaux-Arts de Bordeaux. Elle est en quête d’un nouveau moyen d’expression. Diplômée en 1993, elle développe un langage plastique pluridisciplinaire. Et du fait de ces différents voyages et rencontres, son travail est nourri de ces mélanges culturels.
Galerie Maïa Muller
MOIZIARD Andrée et Jean
> 1940 et 1938, Paris (France)
Originaires de Paris où ils sont nés, c'est après 1968 que les deux artistes décident de vivre à la campagne, en Bourgogne. Aujourd'hui, leur atelier est installé à Aisey-sur-Seine. Ils ont à leur actif plus d'une centaine d'expositions, dont la galerie Béatrice Soulié, ou la Halle Saint Pierre à Paris. Unis dans la vie et tous deux amoureux de l'art, ils présentent un univers poétique où se confondent peintures de paysage faussement naïves (le plus souvent réalisées par Andrée) et assemblages divers (des reliquaires sous globe de verre mis en forme par Jean). Il est difficile de dissocier l'art des deux artistes, si bien que leur exposition prennent le plus souvent la forme d'une installation, reconstitution de leur lieu de vie.
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MOLINIER Pierre
> 1900, Agen - 1976, Bordeaux (France)
Artiste aux débuts classiques faits de peintures figuratives et de paysages, il commence son œuvre sulfureuse et sans tabous sur le corps, la confusion des genres et les dérives du sexe dès le début des années 1950. Il s'y consacre totalement à partir des années 1960 au point d'influencer les artistes du Body Art de la décennie suivante. Il crée des tableaux érotiques et des photomontages, mises en scène de son propre corps et autoportraits travestis, où s'expriment son culte de l'androgynie et son fétichisme des jambes. Des liens précis apparaissent entre peinture, photographie et existence scandaleuse. Séducteur invétéré, fétichiste convaincu, travesti impénitent, bisexuel par inadvertance, Molinier aura été habité jusqu'à la fin par deux obsessions : « jouir » pour accéder au paradis immédiat de la petite mort et « laisser une trace dans l'infini du temps ».
MOREL Marie
> 1954, Paris (France)
Elle naît à Paris, d'une mère peintre et architecte et d'un père écrivain et éditeur. En 1962, la famille s'installe dans les Alpes de Haute-Provence où la jeune Marie grandit dans un environnement privilégié, de création permanente. A la suite d'une exposition, elle affirme à l'âge de neuf ans qu'elle sera peintre. Adolescente, elle entre à l'Ecole Nationale de Cirque à Paris tout en suivant des cours au Conservatoire. Sa première exposition est organisée en 1977. A 20 ans, elle décide de se consacrer uniquement à la peinture. Les expositions s'enchaînent alors. Aujourd'hui, parallèlement à son travail de peintre, elle publie une petite revue d'art, "Regard", consacrée aux artistes qu'elle aime.
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MUSIC Zoran
> 1909, Bukovica (Slovénie) - 2005, Venise (Italie)
Il naît à la frontière italo-slovène et fut un peintre et graveur de la nouvelle Ecole de Paris. Souhaitant devenir professeur de dessin, Zoran Music s'inscrit en 1930 à l'Académie des Beaux-Arts de Zagreb . Les paysages désertiques de la Castille font resurgir en lui les souvenirs de son enfance. En septembre 1935, au début de la guerre civile, Music quitte l'Espagne pour Maribor. En octobre 1943, il effectue un premier séjour à Venise. Arrêté en 1944 par la Gestapo, Music est emprisonné à Trieste pendant vingt-six jours, dans un cachot camp de concentration de Dachau. Il choisit la seconde solution et y devient en novembre 1944 le prisonnier n°128231. Parvenant à se procurer du papier, en arrachant les feuilles de garde des livres de la bibliothèque du camp, et de l'encre qu'il dilue pour la faire durer plus longtemps, utilisant aussi le crayon et la craie, il parvient à réaliser en cachette quelque deux cents dessins. Il rejoint Venise en octobre 1945 où Ida Cadorin lui prête son atelier. En 1948, ayant besoin à Gorizia de documents en vue de son mariage, qui se fera en septembre 1949, avec Ida Cadorin Barbarigo. En 1951 le "prix Paris" organisé à Cortina d'Ampezzo par le Centre culturel italien de Paris, sur l'initiative de Campigli, Severini), et dont le jury est composé d'artistes et de critiques (Jacques Villon, Ossip Zadkine, Marcel Arland, Jean Bouret, André Chastel, Frank Elgar), décerne son prix de peinture (une exposition personnelle à la Galerie de France) à Music et Antonio Corpora. En 1952, Myriam Prévot et Gildo Caputo organisent ainsi la première exposition de Music à Paris, lui offrent un contrat qui lui permet de vivre entre Venise et Paris, exposant régulièrement son travail Une nouvelle série d'oeuvres, de 1970 à 1976, intitulée "Nous ne sommes pas les derniers", ramène Music à la période tragique qu'il a traversée à Dachau. Les peintures et gravures de ce cycle sont parsemées de montagnes de cadavres qui font écho aux multiples exactions qui accompagnent, notamment, la décolonisation et la montée du totalitarisme communiste. En 1972 Jacques Lassaigne consacre à Music la première rétrospective d'un peintre vivant au Musée d'art moderne de la ville de Paris. Alors que sa vision ne cesse de s'affaiblir, les Galeries nationales françaises du Grand Palais consacrent à Music une grande exposition en 1995.
Galerie Claude Bernard
NADAU
> 1963, Melun
C’est sa rencontre avec Chomo, artiste plasticien ermite de la forêt de Fontainebleau, qui va bouleverser sa vocation pour le dessin et aussi les amène à une longue période de collaboration. Nadau utilise l’encre de Chine comme médium sur d’immenses rouleaux pouvant aller jusqu’à 11 mètres de longueur.
Galerie Polysemie
NITKOWSKI Stani
> 1949, La Pouèze - 2001 (France)
D'origine polonaise, il présente très tôt les premiers signes d'une myopathie. Son BEPC en poche, il exerce différents petits métiers. En 1972, après avoir appris qu'il ne pourrait plus se déplacer qu'en fauteuil roulant, il tente de mettre fin à ses jours. Ses premiers dessins datent de cette période. En 1979, sur les conseils de Robert Tatin, il abandonne l'abstraction. Il opte alors pour l'encre de Chine et la plume puis l'huile. Une première exposition a lieu à l'Etrange Musée de Robert Tatin, puis en 1982, Cérès Franco lui propose une exposition dans sa galerie de Paris. Roland Vanuxem, collectionneur et galériste, lui achète la plupart de ses tableaux et de ses dessins à partir de 1983. Une importante rétrospective au musée du Pilori a lieu en 1993. En 1995, Stani Nitkowski rencontre Jean-Claude Volot, qui sera son ami et un soutien jusqu'à sa mort.
PASTOR Gilbert
> 1932, Marseille (France)
Il naît dans un quartier populaire où il vit jusqu'en 1970. Puis il s'installe définitivement en Haute-Provence à Aups. En 1948, il rencontre Boris Bojnev, peintre et poète russe, dont l'influence se fait ressentir. En 1975, Gilbert Pastor fait la connaissance du marchand de tableaux lyonnais Paul Gauzit qui présentera régulièrement son travail à partir de cette date dans sa galerie Le Lutrin à Lyon. Il exposera entre autre à la galerie Béatrice Soulié en 2000.
Office de tourisme d'Aups
PENCRÉAC'H Stéphane
> 1970, Paris (France)
Après des études d'Histoire, il ne rentre pas aux Beaux-Arts mais commence à peindre (1992-1993) et à organiser des manifestations autour de ses oeuvres ; c'est ainsi que naissent une série d'expositions collectives durant l'année 1996, avec notamment Corpet, Hybert, Gouéry, Dezeuze. Remarqué par la critique, il poursuit son parcours pictural avec, en 1997, l'exposition "Je t'aime". En 1999, une deuxième série d'expositions intitulées "Action directe" fait à nouveau parler de lui. En 2000, il participe à "Big Crunch", organisée par Richard Leydier et réalise son premier plafond. Il récidive au Manoir de Cologny à Genève avec "Zéro / Zéro". "Le paradis est un endroit où il ne se passe jamais rien" est sa première exposition personnelle à Paris (juin 2000). En 2001, il monte le projet "Arabitude" avec le soutien de Francis Hybert. Cette vaste exposition rencontre un grand succès et le propulse réellement sur la scène artistique française.
Page facebook officielle de l'artiste
PETIT Marc
> 1961, Saint-Céré (France)
C'est à Cahors où il passe son enfance, qu'il réalise ses premières sculptures dès l'âge de 14 ans. Il y côtoie deux sculpteurs, anciens élèves des beaux arts de Paris, qui corrigent régulièrement son travail : René Fournier lui apprend les bases du modelage et lui transmet l'enseignement de Marcel Gimond - Jean Lorquin, premier grand prix de Rome 1949, lui apporte sa vision, ses connaissances mais aussi une vraie réflexion sur la sculpture. A 24 ans il présente sa première exposition personnelle à Villeneuve sur Lot. En 1989, Il est lauréat de la fondation de France puis en 1993 lauréat de la fondation Charles Oulmont. La même année est organisée une exposition de ses œuvres au musée Jean Jaures de Castres. Depuis, son travail est régulièrement présenté en Europe dans des foires d'art et en galeries. En 2005, on peut voir près de 150 de ses oeuvres au Lazaret Ollandini à Ajaccio. En 2006, la ville de Cahors et le conseil général du Lot lui consacre une double exposition, au musée de Cahors Henri Martin et au musée Rignault de Saint-Cirq-Lapopie. Le 18 octobre 2008 s'est ouvert à Ajaccio le Musée Marc Petit au Lazaret Ollandini.
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PIGNON-ERNEST Ernest
> 1942, Nice (France)
À partir de 1957, il travaille dans un cabinet d’architecte et développe ainsi sa pratique du dessin. Mais en 1961-1962, il est envoyé en Algérie pour faire une guerre qu’il considère comme « l’évènement le plus marquant de sa vie ». À cette période, il se met à dessiner avec du brou de noix. Depuis son retour, il travaille sur des sujets à messages politiques comme La Commune, l’avortement, les immigrés, l’expulsion, la lutte contre l’apartheid, la lutte contre le Sida, le rôle des femmes en Afrique, les prisons, etc.
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PINCHAS Burstein Maryan
> 1927, Novy-Sacz (Pologne) - 1977, New York (États-Unis)
La courte vie de Maryan a été émaillée de tragédies. Juif polonais, il fut interné et martyrisé par les nazis. Seul rescapé de sa famille, il ne sortira vivant des camps que par miracle. Bénéficiant d'une bourse en Israël, il suit les cours du Bezalel Art Institute de Jérusalem de 1948 à 1949. Un accident de tramway à Tel-Aviv fait qu'il sera amputé d'une jambe. Maryan réalise sa première exposition personnelle en 1949 à Jérusalem au YMCA. Il s'installe à Paris en 1950 et passera trois ans aux Beaux-Arts. En dépit de quelques succès (prix des Critiques à la Biennale de Paris en 1959) et malgré son rôle dans l'émergence de la Nouvelle Figuration, il s'installe à New-York en 1962. Il deviendra citoyen américain en 1969. Il meurt prématurément en 1977. Malgré les épreuves traversées, Maryan n'est pas devenu, comme cela aurait pu être, le peintre des camps, le témoin de l'extermination nazie. Sortant de l'enfer, Maryan s'est fait démiurge. Il a créé un univers, une "Comédie humaine" picturale, peuplée de créatures outrancières. Laissant hurler la couleur, distordant le trait pour lui arracher une expression proche de la caricature, il a répertorié autant les figures de pouvoir (militaires, juges, religieux) que les marginaux (toréadors, jongleurs, prostituées). Dans ce carnaval pictural, dont les références se veulent populaires, Maryan a sans doute laissé un message humaniste profond, tant son langage semble viser à une mise en garde qui nous confronte toujours à l'infime frontière qui sépare la victime du bourreau. Message qui renvoie le voyeur à son libre-arbitre et à son miroir. Ce langage de Maryan, si personnel, si violent aussi, a inspiré nombre de peintres de la génération suivante. On pourrait ne citer qu'à titre d'exemple Philip Guston. Il reste que l'oeuvre de Maryan est, malgré cela, d'une manière assez incompréhensible, profondément méconnue.
Galerie Claude Bernard
PONS Louis
> 1927, Marseille (France)
Durant sa jeunesse, il apprend le métier d'ajusteur qu'il n'exercera finalement jamais. Il accumule les petits métiers, dont celui de dessinateur de presse jusqu'à l'âge de 21 ans, où il se voit contraint de passer un et demi dans un sanatorium. Malade, il vit et se repose dans de nombreux villages de Haute-Provence. Il découvre alors les dessins de Louis Soutter qui lui insuffle l'envie de dessiner. Il réalise ses premiers dessins à l'encre de Chine. Ses premiers assemblages, eux, datent de 1959. Présentés en 1962 à la galerie Alphonse Chave, ils deviendront son moyen d'expression privilégiés. En 1966 seront publiés ses premiers aphorismes. Il s'installe à Paris en 1973, et expose à la galerie Claude Bernard à partir de 1984.
Galerie Claude Bernard
POUGET Marcel
> 1923 - 1985, Oran (Algérie)
Expressionniste abstrait à ses débuts, Marcel Pouget participe à la fondation du mouvement de la « Nouvelle Figuration » (oscillant aux frontières du vu et du non-vu) dès la fin des années 1950. Entre symbolisme et expressionnisme, sa peinture est issue d'hallucinations qu'en tant que « psycho-peintre » (terme un peu barbare pour désigner son exploration de l’humain, entre conscient et inconscient, réalité et rêve ou fantasme), il « s'autosuggère ». Il crée ainsi une trans-réalité où l’onirisme croise le politique et la métaphysique. Magicien de la couleur, qu’il manie en véritable poète (sans doute influencé par ces couleurs si particulières qui baignent l'Afrique du Nord), Marcel Pouget a été toute sa vie un explorateur, cherchant à susciter, dans le miroir déformant de sa peinture, la perception d’un autre monde. Cette science de la couleur, cette “possession”, anime toute l’œuvre de Marcel Pouget, avec, en plus, ce don de percevoir l’âme, ce mouvement imperceptible, vibratile, qui anime l’être, et est son essence.
POUPPEVILLE Denis
> 1947, Le Havre (France)
Après des études aux Beaux-Arts, il expose ses œuvres de peintre, dessinateur et graveur en Allemagne, Suisse et France. Il a illustré de nombreux ouvrages tels que celui de Louis Calaferte ou celui de Michel de Ghelderode.
Galerie Béatrice Soulié
REBEYROLLE Paul
> 1926, Eymoutiers - 2005, Boudreville (France)
Il étudie à Limoges avant de rejoindre Paris à la Libération. Il découvre alors les peintres contemporains ainsi que la peinture classique au musée du Louvre. Membre du parti communiste français à partir de 1953, il rompt avec ce dernier en 1956 lors de l'invasion russe en Hongrie. Auteur d'une œuvre immense et l'un des plus grands artistes contemporains, il fut néanmoins méconnu du grand public ainsi que de certaines institutions. Son oeuvre, toujours figurative, est marquée par la violence, la rage, la révolte face à l'oppression ou l'engagement politique. Elle est ponctuée de tableaux animaliers et paysagers, ainsi que de tableaux employant des matières collées sur la toile (terre, crin, ferraille...). Elle a été appréciée par les philosophes Jean-Paul Sartre ou Michel Foucault ainsi que par le collectionneur François Pinault. En 1979, il eut droit à une rétrospective au Grand Palais à Paris, et en 2000 à la Fondation Maeght.
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RENARD Emmanuelle
> 1963, Paris
Elle commence la peinture très jeune. Elle étudie les Arts Décoratifs de 1982 à 1986 à la Villa Arson à Nice et signe sa première exposition personnelle en 1985 à Vallauris. Depuis, elle expose régulièrement à Paris (galeries Vidal Saint-Phalle, Suzanne Tarasiève…), en Europe et aux États-Unis. Elle reçoit le Prix Spécial du Jury au Salon de Montrouge en 1990 et obtient en 1992 une allocation de recherche à l’étranger (Espagne) du Ministère de la Culture.
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RICOL Raphaelle
> 1973, Lyon (France)
Vit et travaille à Paris. Dans le rougeoiement profond de la nuit, se profilent les silhouettes inquiétantes des éoliennes, monstres froids métalliques munis de bouches prêtes à happer et à broyer le vivant. Leur alignement structure la composition par la verticale mettant en valeur le plan sur lequel se détachent des fragments de chair molle suspendus. Cette vision cauchemardesque est emblématique de la peinture de cette artiste dont chaque toile accapare, inquiète et questionne le regard. Pour traduire sa perception du monde, elle expérimente toutes les possibilités de la peinture figurative. Le corps occupe une place centrale, un corps en tension qui tente de résister aux forces qui le contraignent, un corps muni de prothèses, qui se contracte ou se dilate pour échapper à son destin.
ROULLAND Jean
> 1931, Croix (France)
Jean Roulland a suivi les cours de l’école des Beaux Arts de Roubaix. Après avoir travaillé dans une usine de céramique, il se consacre à plein temps à la sculpture à partir de 1960. Influencé, dans sa jeunesse, par l’œuvre de Brancusi, il réalise quelques sculptures en bois, céramique ou pierre avant de développer à partir de 1961 son style personnel beaucoup plus expressionniste. Fasciné par le bronze, il en apprend seul la technique "à la cire perdue", et a fondu lui-même le premier exemplaire de la plupart de ses sculptures dans son atelier. II a aussi développé une œuvre peinte très importante ainsi que des gravures. Jean Roulland est membre du groupe de Roubaix avec Arthur Van Hecke, Eugène Dodeigne et Eugène Leroy. Il a reçu de nombreux prix dont le prix Rodin et Lenchener en 1972 à Paris et en 1981 le Spécial Prize. Il a aussi reçu le premier Kotaro Takamura Grand Prize à Hakone (Japon). En 1991, une importante rétrospective de son œuvre sculptée 1961-1991 lui a été consacrée à l'Hospice Comtesse de Lille.
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RUMSEY Paul
> 1956, Essex (Royaume-Uni)
Après des études à la Colchester School of Art and Design, il a poursuivi à Chelsea School of Art à Londres. Peu à peu, il a commencé à exposer, en groupe puis seul au Royaume-Uni, puis en France, en Allemagne, aux États-Unis, etc.
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RUSTIN Jean
> 1928, Montigny-les-Metz - 2013, Paris (France)
Lorrain de naissance, il suit des études secondaires à Poitiers à partir de 1939, période pendant laquelle il apprend également le violon. Ses premières toiles datent de 1944. Quelques années plus tard, il entre à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris, dans l'atelier de Maurice Brainchon. Il rencontre Elsa, sa femme, en 1949, qui suit des études de médecine. La première période du peintre est caractérisée par une abstraction colorée. Jusqu'à une importante rétrospective d'une centaine de ses toiles au Musée Moderne de la Ville de Paris en 1971 où le peintre, bouleversé par la vision de l'ensemble de ses œuvres, décide d'en finir une fois pour toute avec l'abstraction. Dès lors, il met en place un univers figuratif sombre, inquiétant, fou diront certains, qui provoque, dès les premiers accrochages, de nombreuses polémiques.
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SAURA Antonio
> 1930, Huesca - 1998, Cuenca (Espagne)
Il commence à peindre et à écrire en 1947 à Madrid, alors qu'il est atteint par la tuberculose. Revendique l'influence de Arp et de Tanguy, se distingue déjà par un style très personnel, crée de nombreux dessins et peintures de caractère onirique et surréaliste. A l'occasion de son deuxième séjour à Paris en 1954 et en 1955, il fréquente les surréalistes q. Utilise alors la technique du grattage, adopte un style gestuel et une peinture radicalement abstraite, toujours colorée, de conception organique et aléatoire. Commence à peindre en occupant l'espace de la toile de plusieurs manières très distinctes, en créant des structures formelles qui lui sont tout à fait propres et qu'il ne cessera ensuite de développer. Premières apparitions de formes qui deviennent bientôt des archétypes du corps de la femme ou de la figure humaine. Ces deux thèmes fondamentaux occuperont l'essentiel de son oeuvre. Première exposition individuelle chez Rodolphe Stadler à Paris, chez qui il exposera régulièrement sa vie durant. Limite alors sa palette aux noirs, aux gris et aux bruns. Affirme un style propre et indépendant des mouvements et des tendances de sa génération. Son oeuvre s'inscrit dans la lignée de Vélasquez et de Goya. Entre bientôt dans les principales institutions muséales. En 1967, s'installe définitivement à Paris, s'engage dans l'opposition à la dictature franquiste et participe à de nombreux débats et polémiques dans les champs de la politique, de l'esthétique et de la création artistique. En 1971, abandonne la peinture sur toile (qu'il reprendra en 1979) pour se consacrer à l'écriture, au dessin ainsi qu'à la peinture sur papier. De 1983 à sa mort prématurée, reprend et développe magistralement l'ensemble de ses thèmes et figures, et produit peut-être le meilleur de son oeuvre.
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SEVELLEC Ronan-Jim
> 1938, Brest (France)
Il s'initie très jeune au dessin, au modelage et à la peinture auprès de son père artiste. Ses premiers dessins paraissent dans la presse dès 1960. Etabli dans la région parisienne depuis 1967, il exerce la profession d'illustrateur, réalise des maquettes pour des productions cinématographiques, continue de peindre et participe à de nombreux salons. Mais l'artiste va progressivement délaisser la peinture au profit d'un travail entièrement tourné vers le volume. Le terme "maquette" est en l'occurrence aussi approximatif que réducteur. Pendant plus de dix ans, Ronan-Jim SEVELLEC disparaît du monde des expositions pour travailler ses volumes. En 1989 pour la première fois, il présente ses boîtes d'inspiration surréaliste à Elbeuf en Normandie. En 1995, son exposition à Paris, à la galerie Soulié, rue Guénégaud, le révèle véritablement au milieu parisien.
Portrait de Ronan Jim Sevellec par Jo Pinto Maia
SHAHDA Ibrahim
> 1929, Égypte - 1991, Aubignan (France)
Il entre à 16 ans aux Beaux-Arts du Caire où il suit les cours de Beppi-Martin. Après avoir fini l'école et organisé sa première exposition, il part à Paris, au début des années 1950, où il se retrouve désespérément seul. Il élit alors domicile en Provence, avec une de ses amies. Il y réalise l'essentiel de son œuvre et de ses expositions. En 1975, des problèmes de santé le forcent à rester chez lui. Il se consacre entièrement à son travail. Sa peinture flamboyante représente son combat. « Un peintre à la palette de feu, aux autoportraits qui en appellent à Van Gogh, à Rembrandt. Ses grandes huiles sont véhémentes, exacerbées et convulsives. Homme de contrastes, Ibrahim Shahda a développé un art de la peinture et du pastel d’une rare puissance évocatrice. » Cependant, Shahda ne connut jamais de son vivant la reconnaissance qu'il a aujourd'hui.
SOREN
> 1967, Paris
Reconnu à l’école seulement parce qu’il dessine bien, il choisit la philosophie au lycée au détriment des mathématiques. Il décide ensuite de tenter les Beaux-Arts, mais il veut apprendre à dessiner et ce n’est pas là qu’il y arrivera. Après son service militaire, il enchaîne les petits boulots. C’est à 24 ans qu’il développe son univers artistique : « Je vois tout en noir et blanc. Le passage de l’ombre à la lumière, c’est ça qui m’intéresse. » Éternel insatisfait, à 42 ans il est à la limite de perdre le contrôle quand il voit un dessin de Louis Pons qui le subjugue et lui évoque par certains traits le travail de son maître à penser, Kubin. C’est à ce moment-là qu’il rencontre la galeriste Béatrice Soulié qui lui consacre sa première exposition, en 2009, et qui le représente encore aujourd’hui.
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TELLA José Garcia
> 1906, Madrid (Espagne) - 1983
Né à Madrid, il s’exile en France à l’issue de la guerre civile espagnole juste après la prise de pouvoir de Francisco Franco. Il est ensuite interné huit mois puis s’évade de la 42ème Compagnie de travail de Brienne-le-Chateau. Il travaille ensuite dans une usine du Havre en tant qu’ouvrier. En 1945, il crée la revue d’art espagnole, Galeria, qui sera victime de la censure. Toujours avec cette volonté de pouvoir s’exprimer, il commence à peindre à l’âge de 42 ans. Il participera à différentes expositions et salons par la suite.
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THE ENSADERS
> Collectif formé à Paris en 2003
Il est composé des dessinateurs Yann Bagot, Klub et Nathanaël Mikles. Ils se sont rencontrés en 2003 aux Arts Décoratifs de Paris (ENSAD). Ils bâtissent des images en commun : sur la même feuille, ils dessinent simultanément et mélangent leurs traits. Citations, thèmes sacrés et profanes se mélangent dans un grand désordre coloré et jubilatoire. Ils sont pour un monde absurde et le réenchantement du réel. Ils réveillent les mythes car ils savent que les mystères existent encore. Leurs sources sont mythiques, classiques, psychédéliques, alchimiques, populaires.
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VÉLICKOVIC Vladimir
> 1935, Belgrade (Yougoslavie)
Diplômé de l’école d’architecture de Belgrade en 1960, il se destine à la peinture et présente sa première exposition personnelle en 1963. Dès cette époque, il détermine les thèmes qui figureront de manière permanente dans son œuvre. En 1966, il décide de s’installer à Paris. À partir de 1972, il réalise des séries de peinture et de dessins inspirés des photographies d’Eadweard Muybridge. Chef d’atelier à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris de 1983 à 2000, il a été élu à l’Académie des Beaux-Arts le 7 décembre 2005, au fauteuil de Bernard Buffet.
Page facebook officielle de l'artiste
VRANKIC Davor
> 1965, Osijek (Croatie)
Après avoir obtenu ses diplômes à l’École des beaux-Arts de Sarajevo puis de Zagreb, il finit sa formation à la Faculté d’Arts Plastiques de Paris. Dessinateur virtuose à l’univers mental très particulier, il crée des fresques à la mine de plomb avec divers effets photographiques : mise au point sur une partie de l’image, usage du flou, effets de profondeur de champ ou de grand angle…
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WITKIN Joel-Peter
> 1939, New-York (États-Unis)
Enfant, il assiste à un accident de voitures où une petite fille est décapitée sous ses yeux. Profondément marqué, il le sera également pendant son adolescence par les photographies journalistiques de Wegee. Il effectue ses premiers essais photographiques à 16 ans. Après le lycée, il fait de sa passion son métier, engagé entre autre par l'armée comme reporter des accidents militaires. Goya et Bosch, qu'il découvre à cette époque, deviennent ses "héros suprêmes". Professeur de photographie à l'université du Nouveau-Mexique, il se voit accorder de nombreuses subventions afin de continuer à élaborer son univers très controversé. Witkin passe régulièrement des annonces pour trouver des modèles hors norme, et les morgues lui fournissent la matière première de ses travaux. Techniquement, une fois la prise de vue terminée, Witkin gratte au rasoir, redessine, ajoute des pigments aux négatifs, afin de leur donner une texture reconnaissable entre mille.
Galerie Baudoin Lebon
XINGJIAN Gao
> 1940, Ganzhou (Chine)
Il grandit durant les répercussions de l’invasion japonaise en Chine orientale. Il obtient son diplôme de français à l’Institut des langues étrangères de Pékin. Il devient traducteur de français mais est envoyé durant cinq ans en camp de rééducation à la campagne lors de la Révolution culturelle. En 1975, il rentre à Pékin pour reprendre le cours de sa vie et commence à publier essais, nouvelles et récits dans des revues littéraires. Le caractère non moralisateur de ses œuvres le confronte à la censure. En 1987, il est contraint à l’exil et s’installe à Paris. En 1997, il obtient la nationalité française. Il reçoit le Prix Nobel de littérature, en 2000, et le Premio Letterario Feriona en Italie. Il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur par le Président de la République française. Le titre de Docteur Honoris lui est décerné en 2001 par l’Université Sun Yat-Sen de Taïwan ainsi que le Honory Degree of Doctor of literature par la Chinese University of Hong Kong. L’Université d’Aix-Marseille Provence le nomme Docteur Honoris Causa. En 2002, l’American Academy of Achievement lui remet le Golden Plate Award. Puis, il est élu membre de l’Académie Universelle des Cultures à Paris en 2003.
Galerie Claude Bernard
ZHENJUN Du
> 1961, Shangai (Chine)
Il a obtenu son diplôme de l’Institut des arts et métiers de Shanghai (1975-1978). De 1984 à 1986, il suit et obtient son diplôme de l’École des Beaux-Arts de l’Université de Shanghai. Puis en 1998-1999, il reçoit son Master (post diplôme) en « Espaces numériques » à l’école régionale des Beaux-Arts de Rennes. Il est connu pour ses installations interactives contemporaines et ses réalisations scénographiques. Depuis 1992, il participe à des expositions dans le monde entier : en France, en Chine, en Afrique du Sud, en Allemagne, en Hongrie, en Belgique, au Brésil, au Maroc, etc.
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